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Le 15 janvier 2016, un commando de trois assaillants a attaqué avec des armes automatiques des bars et hôtels du centre-ville de Ouagadougou, dont le café Cappuccino, tuant 30 personnes (archives).

KEYSTONE/AP/THEO RENAUT

(sda-ats)

Environ 1500 personnes ont marché silencieusement dimanche à Ouagadougou, en hommage aux victimes de l'attentat qui avait ensanglanté la capitale burkinabè le 15 janvier 2016. L'attaque a fait 30 morts, dont deux Suisses, et plus de 70 blessés.

La marche à laquelle a notamment participé le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba, s'est déroulée sur le lieu de l'Avenue Kwame N'Krumah où se trouvent l'Hôtel Splendid, le restaurant Cappuccino et le bar Taxi-Brousse, théâtres de l'attaque du commando djihadiste.

Pour la plupart vêtus de blanc ou de noir, les participants ont marché dans un silence glacial avant d'assister à une sobre cérémonie présidée par le chef de l'Etat Roch Marc Christian Kaboré en présence de nombreux diplomates notamment de France, des Etats-Unis, du Canada, d'Italie ou des Pays-Bas, des pays qui ont perdu des ressortissants dans l'attaque, a constaté l'AFP.

"Aucune concession"

Une stèle a été inaugurée sur le terre-plein central entre l'Hôtel Splendid et le restaurant Cappuccino où la majorité des victimes a perdu la vie. "C'est pour montrer à la face du monde qu'aucune concession ne doit être faite au terrorisme et aux terroristes que nous sommes rassemblés ici", a lancé, visage fermé, M. Kaboré.

"Le peuple du Burkina Faso, les familles et proches des victimes ainsi que les amis du Burkina Faso n'oublieront jamais toutes ces personnes arrachées à notre affection dans des conditions dramatiques", a-t-il poursuivi. Le chef de l'Etat a appelé ses compatriotes à soutenir les forces de défense et de sécurité afin de vaincre "les ennemis de la démocratie et du développement".

"La meilleure réponse à ces terroristes est de toujours prendre un avion, un train, un car voire un taxi de brousse ou de ville et venir déguster un cappuccino dans un Burkina Faso plus splendide et résilient", a renchéri Pascal Lankoandé, le porte-parole des familles des victimes en jouant sur les noms des lieux des attaques.

Commando de trois assaillants

Le 15 janvier 2016, un commando de trois assaillants a attaqué avec des armes automatiques des bars et hôtels du centre-ville de la capitale burkinabè Ouagadougou, tuant 30 personnes, majoritairement des étrangers et faisant 71 blessés.

Deux Suisses ont été tués: l'ancien président de La Poste et ancien conseiller national Jean-Noël Rey (PS/VS) et l'ex-député socialiste au Grand Conseil valaisan Georgie Lamon. Les deux hommes se trouvaient au Burkina Faso pour inaugurer la cantine d'une école financée par une association créée par M. Lamon.

L'attaque avait été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui l'avait attribuée au groupe Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

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ATS