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"La corruption, en Espagne, n'est pas la règle, elle reste l'exception", a affirmé Mariano Rajoy.

KEYSTONE/EPA EFE/SERGIO BARRENECHEA

(sda-ats)

Le parlement espagnol a engagé mardi un débat sur une motion de censure visant le président du gouvernement, Mariano Rajoy. Elle a été déposée par le parti anti-austérité Podemos à la suite d'accusations de corruption visant le Parti populaire au pouvoir.

La motion de censure ne devrait cependant pas atteindre, lors du vote attendu mercredi, le seuil des 176 sièges nécessaires pour faire tomber le gouvernement de M. Rajoy, qui dirige un gouvernement minoritaire.

Podemos, qui a recueilli un cinquième des voix lors des deux dernières élections législatives, entend par sa motion de censure dénoncer l'utilisation présumée par le PP de fonds publics et des institutions pour défendre ses propres intérêts au détriment de l'électorat.

"Pratiques de vol"

"L'Espagne en a assez de vos pratiques de vol, et la démocratie réclame des changements", a déclaré Irene Montero, porte-parole du groupe parlementaire de Podemos. "La corruption a son quartier général au 13 de la rue Genova", a-t-elle lancé, allusion à l'adresse du siège du PP à Madrid.

Plusieurs dizaines de membres du PP, dont l'ancien ministre de l'Economie Rodrigo Rato, sont impliqués dans des affaires de corruption.

Rajoy convoqué comme témoin

Mariano Rajoy a été convoqué comme témoin au procès de membres du PP, dont l'ancien trésorier du parti Luis Barcenas, le 26 juillet. Le président du gouvernement n'est pas personnellement visé par des accusations de malversations.

"Je ne nie pas qu'au PP, comme au sein d'autres forces politiques, il n'y ait pas des cas de corruption, dont certains très graves, et que ces cas, mis bout à bout, ne contribuent pas à donner une fausse image de corruption largement répandue", a concédé M. Rajoy.

"Cependant, s'est-il défendu, la corruption, en Espagne, n'est pas la règle, elle reste l'exception."

ATS

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