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Un dispositif policier bloquait l'accès des manifestants à la cathédrale de Reims lors de la visite de Marine Le Pen.

KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

(sda-ats)

Marine Le Pen a été conspuée par plusieurs dizaines de manifestants vendredi lors d'une visite surprise à la cathédrale de Reims avec son allié Nicolas Dupont-Aignan. La présidente du Front national (FN) a été accueillie aux cris de "Marine, rends l'argent!"

Des médias avaient dévoilé dans la matinée la venue "surprise" de la candidate du Front national dans "la cité des sacres" pour une visite de la cathédrale Notre-Dame (1211-1345), où furent sacrés rois carolingiens puis capétiens.

Des militants de la France insoumise, d'En Marche! - étudiants majoritairement - s'étaient rassemblés sur le parvis pour son arrivée, au côté de militants du FN, en minorité, et de nombreux lycéens. Des slogans hostiles ont alors fusé : "F comme Facho N comme Nazi".

Sous les huées

Mme Le Pen est arrivée vers midi accompagnée de son récent allié Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Ils sont sortis de la cathédrale par une porte dérobée sous les huées et ont été la cible de projectiles.

Florian Philippot, vice-président du FN, et David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen, avaient quitté peu avant l'édifice protégés par des gardes du corps, eux aussi sous les huées des manifestants.

D'après une photo d'un journaliste de l'Union Ardennais, se trouvait parmi les soutiens qui l'accompagnaient Thierry Maillard. L'ex-figure locale du FN a été condamnée en novembre 2016 à 2 ans de prison pour trafic d'armes. "On ne sait pas qui c'est, il ne faisait pas partie de la délégation", a affirmé l'entourage de la candidate.

"Marine, rends l'argent!"

"Marine, rends l'argent! Marine, rends l'argent ! Marine, rends l'argent!" criait dehors une centaine de jeunes manifestants favorables à son adversaire, Emmanuel Macron, ou à Jean-Luc Mélenchon, selon une vidéo diffusée par France Bleu Champagne Ardenne.

Marine Le Pen et le Front national sont visés par plusieurs enquêtes judiciaires, concernant le financement des campagnes du parti depuis 2012, des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires européens, et le patrimoine de la famille Le Pen. Le FN et plusieurs personnes physiques et morales sont renvoyées en correctionnelle dans l'enquête portant spécifiquement sur le financement des campagnes 2012.

"Les soutiens de M. Macron agissent dans la violence partout, même à la cathédrale de Reims", a accusé Mme Le Pen sur Twitter. "Les excités de chez Macron ne nous empêcheront pas de rendre hommage à la France", a réagi M. Philippot sur Twitter. Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé les "manifestations déplorables de gauchistes", dans un tweet.

Des militants frontistes étaient également présents sur place, tenant un débat houleux avec un groupe de dizaines de jeunes anti-FN à l'issue de la visite de Mme Le Pen. "Triste spectacle. Reims ne mérite pas ça", a tweeté le député-maire (Les Républicains) de Reims, Arnaud Robinet.

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ATS