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Avant sa rencontre avec Vladimir Poutine, Marine Le Pen s'est entretenue avec le président de la Douma, Viatcheslav Volodine.

KEYSTONE/AP Photo service of the State Duma/ANNA ISAKOVA

(sda-ats)

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré vendredi Marine Le Pen au Kremlin. Il l'a assurée que la Russie n'avait aucune intention d'"interférer" dans l'élection présidentielle française.

"Nous ne voulons en aucun cas voir de l'influence sur les événements à venir, mais nous nous réservons le droit de communiquer avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, comme le font nos partenaires européens ou des Etats-Unis", a-t-il dit selon des propos retranscrits par les agences de presse russes.

"Il est intéressant d'échanger avec vous sur la façon de développer nos relations bilatérales et la situation en Europe. Je sais que vous représentez un spectre politique européen qui se développe assez rapidement", a-t-il ajouté à l'adresse de la présidente du Front natoinal.

Il est exceptionnel que Vladimir Poutine reçoive un candidat à une élection présidentielle à une date aussi rapprochée du scrutin. La coutume et le protocole l'amènent à rencontrer des chefs d'Etat de son rang ou éventuellement des chefs de gouvernement de pays ayant un régime parlementaire.

Le Kremlin a toutefois précisé que rencontrer des "opposants" est une "pratique normale".

Coopération à renforcer

Auparavant, la dirigeante du Front National avait rencontré le président de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, Viatcheslav Volodine. Sa visite, annoncée au dernier moment, a suscité des interrogations après les accusations d'ingérence russe dans la campagne aux Etats-Unis.

"Je suis partisan de développer les relations avec la Russie dans le cadre de cette longue histoire qui lie nos deux pays", a martelé Mme Le Pen au début de l'entretien. "J'ai plaidé dans toutes les instances pour une coopération entre nos nations pour la lutte contre le terrorisme", a-t-elle poursuivi.

Elle a mis en avant le rôle joué par la Russie en Syrie, où Moscou soutient le régime de Bachar el-Assad, et celui joué par la France au Sahel.

Plusieurs visites en Russie

Marine Le Pen est venue à plusieurs reprises en Russie et fait l'objet d'une couverture médiatique très favorable de la part des médias d'Etat. Elle fait partie des politiciens européens qui prônent un rapprochement avec Vladimir Poutine et qui approuvent l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 par la Russie.

La Russie est accusée de chercher à promouvoir des candidats europhobes, notamment populistes, dans les scrutins sur le Vieux Continent. Le Kremlin a vu d'un bon oeil le Brexit en Grande-Bretagne et l'arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a estimé jeudi que Marine Le Pen n'était pas une "populiste" mais une "réaliste" ou une "antimondialiste".

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ATS