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Le nouveau chef du gouvernement italien Mario Monti a présenté jeudi devant le Sénat d'ambitieux objectifs pour sortir l'Italie de la crise. Son programme s'articule autour de trois axes: la rigueur budgétaire, la croissance économique et l'équité sociale. Il a obtenu la confiance du sénat en soirée.

La Chambre haute du Parlement a voté la confiance avec 281 votes favorables sur 307. Le vote de confiance des députés est attendu vendredi et il devrait obtenir à cette occasion également une écrasante majorité.

Soulignant les grandes lignes de ce projet, l'ancien commissaire européen à la Concurrence a dit vouloir engager l'assainissement des finances publiques par une série de mesures urgentes. Il a également fait part de son objectif d'une "modernisation" durable du pays.

M. Monti n'a en outre pas exclu d'envisager de nouvelles mesures de rigueur une fois mis en oeuvre le programme d'austérité décidé, mais jamais appliqué, par son prédécesseur Silvio Berlusconi.

Convaincre les investisseurs

La dette publique italienne atteint 1900 milliards d'euros, soit 120% de son produit intérieur brut (PIB). Les rendements des obligations italiennes à dix ans sont eux repassés mercredi au-dessus de 7%, un niveau qui avait contraint la Grèce et l'Irlande à demander une aide financière extérieure.

Estimant, comme la chancelière allemande Angela Merkel lundi, que l'Europe vivait "ses jours les plus difficiles depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale", le chef du gouvernement a déclaré ne pas pouvoir imaginer l'Union européenne survivre à un échec de la zone euro.

Les sondages montrent que le gouvernement de Mario Monti bénéficie d'une large popularité. Des milliers de personnes ont toutefois manifesté jeudi à Milan, Turin, Rome, Palerme ou Bari pour protester contre un "gouvernement des banquiers".

ATS