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Le conseiller d'Etat genevois Mark Muller fait l'objet d'une plainte pénale. Le magistrat aurait agressé un barman d'un dancing la nuit du réveillon. L'information, révélée par "20 Minutes" sur internet, a été confirmée par le Palais de justice.

"Le plaignant affirme avoir été agressé par Mark Muller", a indiqué le porte-parole de la justice genevoise, Vincent Derouand. Joint par l'ats, Mark Muller a fait savoir qu'il a porté plainte contre le barman pour injures et voies de fait. Le conseiller d'Etat affirme n'avoir donné aucun coup et en avoir reçu un ou deux.

Insultes et coups

"Je me trouvais au Moulin à Danse (MàD) et ce barman m'a insulté, me criant de foutre le camp, et me disant que je n'avais rien à faire ici", a expliqué le magistrat libéral âgé de 47 ans. "Je suis sorti et quelques instants plus tard, mon amie avec laquelle j'étais m'a dit que ce barman l'avait aussi insultée et frappée".

Le conseiller d'Etat raconte ensuite être allé vers le barman pour demander des explications. "J'étais très fâché et on s'est empoigné", a-t-il précisé. L'amie avec qui Mark Muller a passé la soirée est une employée de la discothèque. Selon "20 Minutes", elle aurait démissionné début janvier.

D'après le site en ligne du quotidien gratuit, le barman affirme s'être disputé un peu plus tôt dans la soirée avec Mark Muller après avoir vu l'élu sortir des toilettes du personnel accompagné de l'employée en question. L'homme aurait ensuite été agressé par l'élu alors qu'il prenait sa pause cigarette à l'extérieur de l'établissement.

Enquête

Une enquête va être menée par l'Inspection générale des services (IGS), à savoir la police des polices genevoise. M.Muller va être entendu comme les autres protagonistes de l'affaire, a noté M.Derouand. Le procureur général Daniel Zappelli, ou son successeur, décidera de la suite à donner à la procédure une fois l'enquête bouclée.

Mark Muller a déjà été au coeur de polémiques, notamment quand la Télévision suisse romande avait révélé que le conseiller d'Etat, responsable du département des constructions, louait un sept pièces au centre ville pour 1800 francs, sans les charges. Un loyer considéré comme dérisoire à Genève pour ce type d'appartement.

ATS