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"Nous ne vendons pas de données aux annonceurs", a martelé le patron de Facebook Mark Zuckerberg face aux sénateurs. Il a assuré qu'il leur permettait seulement de cibler les utilisateurs finement grâce aux données détenues par Facebook.

KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS

(sda-ats)

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a admis mardi avoir échoué à protéger la vie privée des utilisateurs de son réseau social, dont 87 millions ont vu leurs données personnelles utilisées par la firme Cambridge Analytica. Il a toutefois défendu un réseau "sûr".

Pour sa première apparition très attendue devant une commission conjointe du Sénat américain, il a répondu pendant plus de cinq heures aux questions des parlementaires inquiets des "abus de confiance" du réseau social. Mercredi, il devait affronter les membres de la Chambre des représentants américaine.

"Nous ne vendons pas de données aux annonceurs", a martelé le jeune milliardaire face aux sénateurs. Il a assuré qu'il leur permettait seulement de cibler les utilisateurs finement grâce aux données détenues par Facebook. Pour M. Zuckerberg, cela permet aux messages d'être "plus efficaces". Et c'est le coeur du modèle économique de Facebook.

Marc Zuckerberg a affirmé ne pas être réticent à la possibilité d'une régulation publique accrue des réseaux sociaux, "si elle était bonne". Il a aussi assuré que le réseau social aux plus de deux milliards d'utilisateurs n'était pas un "monopole", sans toutefois parvenir à nommer un concurrent à Facebook.

Questions sans réponses

Le magnat de l'internet de 33 ans a été auditionné mardi par deux commissions sénatoriales, au Commerce et à la Justice, et a dû s'exprimer sur une variété de sujets, allant de la manière dont Facebook a géré l'ingérence russe présumée dans la campagne présidentielle américaine de 2016 au droit à la vie privée en passant par les discours d'incitation à la haine.

A l'issue de la rencontre de nombreux élus ont fait part de leur "scepticisme" face aux réponses de M. Zuckerberg, qui à de nombreuses reprises a répondu "je ne sais pas". "Durant cette audition (...), vous avez été interrogé sur de nombreuses questions cruciales, auxquelles vous n'avez pas de réponse", lui a notamment lancé la sénatrice Kamala Harris.

M. Zuckerberg, visiblement fatigué par le feu roulant des questions, a notamment peiné à justifier pourquoi le réseau n'avait pas suspendu dès 2015 Cambridge Analytica, ni prévenu le régulateur du commerce, ni les utilisateurs que leurs données avaient été détournées.

"Je suis désolé"

Costume sombre et cravate bleu ciel, il a de nouveau présenté ses excuses personnelles pour ne pas avoir compris à temps à quel point Facebook pouvait être détourné de bien des façons. "C'était mon erreur. Je suis désolé". "Cela prendra du temps pour mener à bien tous les changements nécessaires" pour limiter ces mauvais usages, a-t-il ajouté, récapitulant les mesures passées ou à venir pour rectifier les problèmes.

Le réseau social est en pleine tourmente depuis qu'un lanceur d'alerte a révélé mi-mars que les données de 50 millions de ses utilisateurs avaient été détournées au profit de Cambridge Analytica, un cabinet britannique de conseil politique ayant notamment travaillé pour Donald Trump lors de la dernière campagne présidentielle aux Etats-Unis. Le 4 avril, Facebook a lui-même revu à la hausse le nombre d'utilisateurs affectés, à 87 millions.

Une poignée de manifestants portant un masque de Mark Zuckerberg s'étaient massés mardi devant le Capitole pour protester contre le réseau social.

Le marathon politique de Zuckerberg n'est pas terminé, puisqu'il sera de nouveau auditionné au Congrès mercredi, cette fois par la commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre des représentants.

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ATS