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Des milliers de Marocains ont manifesté dimanche dans plusieurs villes du royaume pour exhorter leurs compatriotes à boycotter les élections législatives de vendredi. Les manifestants prédisent déjà que ce scrutin ne sera pas démocratique.

Il est censé illustrer la volonté de réforme du roi Mohammed VI dans un contexte de révolutions et de soulèvements populaires en faveur d'une démocratisation à travers le monde arabe. A Tanger, dans le nord du pays, un journaliste de Reuters a rapporté qu'environ 10'000 manifestants s'étaient massés sur une place du quartier populaire de Beni Mkada.

Un groupe de participants portait un faux cercueil enveloppé d'un drap blanc avec l'inscription "élections législatives". Environ 200 policiers équipés de tenues anti-émeute ont bouclé la place mais aucun affrontement n'a été signalé.

A Casablanca, poumon économique du Maroc, un témoin a fait état d'au moins 6000 participants à un rassemblement similaire malgré la pluie. Deux diplomates occidentaux et un habitant de Rabat ont estimé la foule à environ 3000 personnes dans la capitale.

Peu de résonance

Ce mouvement en faveur du boycottage des élections trouve peu de résonance au sein de la population, qui, dans sa grande majorité, est peu engagée politiquement et vénère le souverain. Le scrutin devrait principalement opposer des islamistes modérés ayant juré fidélité au roi à une coalition de partis essentiellement libéraux et proches du palais.

Confronté en février à un début de contestation inspiré par les révolutions tunisienne et égyptienne, Mohammed VI a rapidement réagi en proposant de transférer une partie de ses prérogatives à un gouvernement élu, tout en conservant la haute main sur les affaires religieuses et de sécurité.

ATS