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Une centaine de migrants africains ont réussi à pénétrer mardi dans l'enclave sous administration espagnole de Melilla (archives).

KEYSTONE/AP/SANTI PALACIOS

(sda-ats)

Une centaine de migrants africains ont réussi à pénétrer mardi dans l'enclave sous administration espagnole de Melilla. Ils ont franchi la haute barrière frontalière qui la sépare du Maroc, a-t-on appris de sources concordantes.

"Les faits se sont produits vers 7h00 du matin, il s'agissait d'un groupe très important d'environ 300 Subsahariens, dont environ 100 ont pu entrer à Melilla", a déclaré un porte-parole de la garde civile espagnole.

Trois gardes civils ont été légèrement blessés, après avoir reçu des coups ou chuté, et l'un a été heurté par un crochet utilisé par les migrants pour escalader la barrière, a expliqué la préfecture de Melilla dans une déclaration écrite, accusant les migrants d'avoir "lancé des pierres contre les agents" et endommagé plusieurs véhicules de la Garde civile.

La Croix-Rouge a de son côté soigné trois migrants "avec des blessures légères (...), contusions et petites coupures", a précisé un porte-parole de l'ONG à Melilla.

Autres enclaves

La dernière tentative d'entrée massive à Melilla remonte à octobre 2016, quand une centaine de migrants africains étaient parvenus à franchir la triple clôture, d'une longueur d'environ 12 km.

Les deux clôtures extérieures font plus de six mètres de haut et comptent par endroits des barbelés et lames tranchantes, en dépit des dénonciations d'ONG sur les blessures qu'elles entraînent.

Depuis le début de l'année, l'autre enclave sous administration espagnole au Maroc, Ceuta, a été visée par plusieurs tentatives d'entrées massives de migrants africains. En février, 850 sont parvenus à passer en seulement quatre jours.

L'Espagne a annoncé début mars un doublement de la capacité des centres d'accueil de migrants dans ces deux enclaves, pour y élever le nombre de places de 4500 à 8500.

Ces vagues d'entrées massives coïncident avec une période de tensions entre le Maroc et l'Union européenne sur l'interprétation d'un accord de libre-échange qui a amené Rabat à menacer à demi-mot de relâcher ses contrôles migratoires.

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ATS