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Mars 2018 a été environ un degré trop froid par rapport aux autres années (archives).

Keystone/APA/APA/HERBERT PFARRHOFER

(sda-ats)

Entre froid et grisaille persistante, mars 2018 n'a presque pas laissé transparaître un printemps. C'est l'une des cuvées les plus hivernales depuis le début des mesures météorologiques. Dans la plupart des régions, le soleil n'a jamais aussi peu brillé, sauf en 1986.

Le temps a été particulièrement morose dans le Jura et en Suisse orientale, relève aussi dans son bilan mensuel jeudi SRF Meteo. Même le Tessin, balcon ensoleillé du pays, a connu une grisaille tout à fait inhabituelle: l'astre n'y a brillé que 60% du temps par rapport à d'habitude. Dans toute la Suisse, il a fait entre cinq et dix jours avec du soleil, montre pour sa part MétéoSuisse sur son site.

Côté températures, mars 2018 est tout autant mauvais élève: par rapport aux valeurs observées entre 1981 et 2010, ce mois a été environ un degré trop froid, note MétéoSuisse. Au sud des Alpes, il est aussi l'un des plus frais depuis 30 ans.

Les conditions hivernales persistantes et l'absence de soleil printanier contrastent avec la météo de mars 2017, qui avait été le deuxième mois de mars le plus chaud depuis le début des mesures en 1864. L'an dernier, la température avait été de 3,3 degrés au-dessus de la norme, soit près de 4 degrés de plus que cette année.

Pas si pluvieux

S'il a été gris et froid, mars 2018 n'a pas été davantage pluvieux que d'ordinaire. Malgré le temps nuageux, les quantités de précipitations étaient, peu avant la fin du mois, encore inférieures à la norme dans la plupart des régions. Jusqu'au 27 mars, il est tombé régionalement moins de 50% de la norme 1981-2010. Au sud des Alpes en revanche, la moyenne a souvent été dépassée.

Et le service météorologique pointe également les fortes chutes de neige de début mars et de mi-mars. Sur le Plateau, on compte aussi 15 à 18 jours de gel courant mars, soit trois à six jours de plus que de coutume, relève de son côté SRF Meteo.

Printemps pas pressé

La végétation printanière s'est développée lentement en mars, souligne encore MétéoSuisse. La vitesse à laquelle les plantes fleurissent et les feuilles se déploient au printemps dépend des températures en février, en mars et début avril. Or, celles-ci ayant été jusqu'ici inférieures à la norme 1981-2010, les premières phases du printemps ont été observées plus tard cette année.

Ainsi, pour l'instant, les anémones des bois n'ont fleuri qu'au Tessin et dans quelques stations d'observation du Nord des Alpes. Les chatons des noisetiers et les pas-d'âne ont poursuivi leur floraison au cours du mois, conformément à la normale.

Au cours du week-end printanier du 24-25 mars, de nombreuses primevères ont fleuri. Un tapis vert d'ail des ours s'est aussi répandu en mars dans les forêts de hêtres. L'évolution future des températures aura une influence sur le développement plus ou moins rapide de la floraison printanière, explique MétéoSuisse.

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ATS