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La douleur des mères de Beslan (archives)

KEYSTONE/AP/SERGEI GRITS

(sda-ats)

La Russie a fait preuve de "graves défaillances" dans le traitement de la prise d'otages de Beslan en 2004 (plus de 330 morts), a jugé jeudi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg. Moscou a été condamné à verser 3 millions d'euros aux requérants.

Les autorités russes ont échoué à prévenir cette prise d'otages dans une école d'Ossétie du Nord par un commando de rebelles pro-tchétchènes. Elles ont fait preuve de "graves défaillances" dans "la préparation et le contrôle de l'opération de sécurité" et ont fait un usage disproportionné de la force lors de l'assaut. Telles sont les conclusions de la CEDH.

Le 1er septembre 2004, des rebelles armés qui réclamaient notamment la fin de la guerre en Tchétchénie avaient pris en otages près de 1200 personnes dans une école d'Ossétie du Nord. Plus de 330 civils avaient été tués (dont 186 enfants) et 750 blessés lors de l'assaut des forces russes précédé par deux explosions le 3 septembre 2004.

"Les autorités disposaient de suffisamment d'informations précises indiquant qu'une attaque terroriste visant un établissement d'enseignement était prévue dans la région", a expliqué la CEDH

"Pourtant, elles n'ont pas pris de mesures suffisantes pour empêcher les terroristes de se rencontrer et de préparer l'attaque, ni pour les empêcher de se déplacer le jour de l'attaque. La sécurité n'a pas été renforcée à l'école, et ni son personnel ni le public n'ont été avertis de la menace", a tancé jeudi la Cour de Strasbourg.

Armes puissantes

Quant au déroulement de l'assaut lui-même, il y a eu dans sa préparation "de graves défaillances". Les forces de sécurité ont "utilisé sur l'école des armes puissantes telles qu'un canon d'assaut, des lance-grenades et des lance-flammes, faisant ainsi des victimes supplémentaires parmi les otages", selon la CEDH.

Au total, 409 citoyens russes, certains otages, d'autres faisant partie de familles de victimes, avaient décidé de saisir la CEDH.

"Inadmissible" selon Moscou

Le Kremlin n'a pas tardé à dénoncer la décision de la CEDH. "Nous ne pouvons pas être d'accord avec une telle formulation. Pour un pays qui a été attaqué, ces formulations sont absolument inadmissibles", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov aux journalistes.

Le ministère russe de la justice a de son côté annoncé son intention de faire appel d'ici à trois mois. Dans un communiqué, il estime les conclusions de la CEDH de "non fondées" et les arguments utilisés "pas convaincants et en inadéquation avec les preuves fournies par les autorités russes".

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ATS