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Le médiateur international Kofi Annan, qui a rencontré mardi le président syrien Bachar al-Assad, lui a demandé des mesures "courageuses", et cela "maintenant", pour mettre fin aux violences. Sa requête intervenait quelques jours après le massacre de Houla, condamné par la communauté internationale.

"J'ai besoin que le président Assad agisse maintenant, et que les autres parties fassent leur part du travail", a déclaré M. Annan. "Je l'ai appelé à prendre des mesures courageuses maintenant pour créer les conditions nécessaires à la mise en oeuvre du plan" de sortie de crise.

Mais M. Assad a de nouveau rejeté sur l'opposition la responsabilité des violences, estimant que "le succès du plan dépend de la fin du terrorisme (...) et de l'arrêt de la contrebande d'armes". Depuis le début de la révolte en mars 2011, le régime syrien, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation, assimile les opposants à des terroristes.

Ambassadeurs expulsés

Signe d'un durcissement de la position des Occidentaux à l'égard de Damas, de nombreux pays européens (Suisse, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Espagne et Pays-Bas), les Etats-Unis, le Canada et l'Australie ont annoncé l'expulsion des représentants diplomatiques syriens dans leur capitale en représailles au massacre de Houla.

L'ambassadrice de Syrie en France, qui possède le même titre pour la Suisse, Lamia Chakkour, a été déclarée "persona non grata" par Paris et Berne, ont indiqué mardi le ministère français des Affaires étrangères, puis son équivalant suisse, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Exécutions

Un porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a déclaré mardi que "moins de 20 des 108 assassinats peuvent être attribués à des tirs d'artillerie et de chars".

"La plupart des autres victimes (...) ont été sommairement exécutées lors de deux incidents différents" perpétrés selon des habitants par des "chabbiha", les miliciens pro-régime. Damas a de son côté nié l'implication de ses troupes.

ATS