Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le médiateur international Kofi Annan est arrivé lundi en Syrie. Il s'est dit "horrifié" par le massacre perpétré à Houla (centre) qui a mis encore un peu plus en péril son plan de paix et conduit le Conseil de sécurité à condamner le régime syrien.

"Je suis personnellement choqué et horrifié par les événements tragiques d'il y a deux jours", a déclaré M. Annan à son arrivée à Damas, la capitale syrienne. L'attaque menée à Houla a fait 108 morts, dont une cinquantaine d'enfants, et 300 blessés, selon les observateurs de l'ONU sur place.

Acte "répugnant"

"C'était un acte répugnant, aux conséquences profondes", a ajouté le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe.

Selon son porte-parole, M. Annan doit rencontrer mardi le président Bachar al-Assad. Il s'entretiendra également avec le général Robert Mood, chef de la mission des observateurs en Syrie, ainsi que des représentants de l'opposition et de la société civile.

Cessez-le-feu ignoré

Cette visite en Syrie, sa deuxième depuis sa désignation comme émissaire il y a trois mois, intervient alors que le cessez-le-feu instauré le 12 avril dans le cadre de son plan de paix reste ignoré.

De nouvelles manifestations massives ont eu lieu pour le troisième jour consécutif dans le pays afin de dénoncer le massacre de Houla.

Une commission conjointe de l'armée et de la justice syriennes a été chargée par Damas d'enquêter sur ces violences, les pires depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Elle doit publier ses conclusions mercredi.

Le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdissi, a réfuté "totalement toute responsabilité gouvernementale dans ce massacre terroriste qui a visé les habitants".

Prendre les armes

Téhéran et Pékin, qui soutiennent Damas, ont condamné lundi le carnage, tout en estimant qu'il fallait identifier les responsables.

L'opposition syrienne a pour sa part réclamé lundi aux pays qui la soutiennent de lui fournir des "moyens efficaces" pour se défendre contre la répression du régime.

Le chef démissionnaire du CNS, Burhan Ghalioun, avait auparavant appelé la population à prendre les armes si la communauté internationale n'intervenait pas par la force contre le régime.

ATS