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Massacre de juifs: la Bulgarie reconnaît une responsabilité

Ce contenu a été publié le 08 mars 2013 - 13:18
(Keystone-ATS)

La Bulgarie, seul allié de l'Allemagne nazie à avoir sauvé ses 48'000 juifs des camps de la mort, a reconnu pour la première fois vendredi sa responsabilité dans l'extermination de 11'000 juifs des territoires occupés de Grèce, de Macédoine et de Serbie. Ces territoires étaient alors administrés par Sofia.

"On ne peut pas contester le fait que 11'343 juifs ont été déportés de la Grèce de Nord et du royaume de Yougoslavie qui furent sous juridiction allemande. En condamnant cet acte criminel des commandants hitlériens, nous regrettons que l'administration bulgare n'ait pas été en mesure de l'arrêter", a admis le Parlement bulgare dans une déclaration adoptée à l'unanimité.

Une commémoration commune aura lieu pour la première fois en présence de représentants gouvernementaux bulgares, macédoniens et grecs le 13 mars au port de Lom, sur le Danube, par où les déportations des juifs des territoires occupés commencèrent en 1943.

Près de 50'000 sauvés

La Parlement a par ailleurs qualifié vendredi le sauvetage des 48'000 juifs bulgares "d'évènement remarquable, révélant la tolérance et le sens de la justice du peuple bulgare".

Le 9 mars 1943, des trains de marchandises étaient pourtant prêts pour la déportation de 9000 juifs bulgares vers les camps d'extermination nazis en Pologne. C'est le vice-président du Parlement et député du parti gouvernemental Dimitar Pechev qui protesta publiquement contre le projet de déportation, empêchant ainsi le départ des convois.

L'Eglise chrétienne orthodoxe, des intellectuels, le Parti communiste, alors clandestin, ayant organisé des manifestations de solidarité, le roi Boris III reporta sine die la déportation des juifs.

Gloire de la Bulgarie

Le sauvetage des juifs fait la gloire de la Bulgarie et constitue un fort atout dans ses relations avec Israël. Le 70e anniversaire de cet évènement a été commémoré par les présidents d'Israël et de Bulgarie Shimon Peres et Rossen Plevneliev le 6 mars à Bruxelles.

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