Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Un "tweet" à caractère nazi et islamophobe sème le trouble depuis dimanche au sein de l'UDC de la ville de Zurich. Son auteur présumé, membre du parti, admet l'avoir rédigé. La présidence de la section locale veut l'exclure de l'UDC. Une enquête pénale a été ouverte contre le politicien.

Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, le commentaire suivant est apparu sur le compte Twitter de ce responsable de l'UDC des 7e et 8e arrondissements, membre de la commission scolaire de son quartier: "Peut-être avons-nous à nouveau besoin d'une Nuit de Cristal... cette fois-ci contre les mosquées."

L'auteur de cette remarque réagissait ainsi à l'acquittement d'un islamiste qui avait qualifié de "ok" l'utilisation de la violence contre les épouses refusant l'acte sexuel. Lors de la Nuit de Cristal orchestrée par le régime nazi de l'Allemagne du troisième Reich, 200 synagogues ont été incendiées, 7500 commerces et entreprises juifs détruits et une centaine de juifs assassinés.

D'autres commentaires douteux

Le "tweet" du politicien de l'UDC a été retiré entretemps. Il a toutefois pu être récupéré par le journal gratuit "20 Minuten" grâce à une reproduction technique du flux de Twitter, réalisée par une entreprise spécialisée. Selon cette reproduction, le suspect aurait effectivement rédigé lui-même le commentaire en question.

Pire, d'autres commentaires violents et injurieux auraient été découverts sur son compte Twitter, comme "En effet, j'aimerais bien placer certaines personnes contre un mur et les abattre. De la saleté en moins sur terre, ça ferait du bien."

Perquisition

Le Ministère public zurichois a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête pénale contre le suspect pour infraction à la norme pénale antiraciste. Elle a mené une perquisition à son domicile, où son matériel informatique a été saisi.

L'homme a admis avoir rédigé lui-même, puis effacé peu après le tweet incriminé, indique le Ministère public. Il estime que sa déclaration a été sortie de son contexte par les médias.

ATS