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Alexandre Benalla (à gauche), accusé d'avoir molesté le 1er mai des manifestants à Paris en se mêlant à des CRS chargés du maintien de l'ordre, a été licencié par la présidence de la République et mis en examen en juillet (archives).

KEYSTONE/AP POOL Reuters/STEPHANE MAHE

(sda-ats)

L'ex-chargé de mission de l'Elysée Alexandre Benalla, principal protagoniste de l'affaire qui porte son nom, a finalement fait savoir mardi soir qu'il répondrait aux questions des sénateurs. La commission des Lois du Sénat l'avait menacé de sanctions.

Alexandre Benalla, accusé d'avoir molesté le 1er mai des manifestants à Paris en se mêlant à des CRS chargés du maintien de l'ordre, a été licencié par la présidence de la République et mis en examen en juillet.

La commission des lois du Sénat, constituée en commission d'enquête, veut l'entendre comme d'autres protagonistes de cette affaire, qui a plongé l'exécutif dans une tourmente politique sans précédent depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Un de ses avocats, Me Laurent-Franck Liénard, avait déclaré mardi sur LCI que le jeune homme de 26 ans entendait réserver ses premières déclarations à la justice et refusait donc pour le moment de se rendre à toute convocation de la commission.

"Mesuré les impacts"

"La décision a été prise hier soir, dans mon cabinet", a dit l'avocat. "Nous avons mesuré les impacts de sa comparution ou de sa non-comparution devant cette commission et nous avons décidé que le mieux à faire était de ne pas y aller."

Selon Me Liénard, l'ex-adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron souhaitait se présenter devant les sénateurs mais s'était ravisé sur ses conseils. Mais dans la soirée, Alexandre Benalla a changé complètement de pied en diffusant un communiqué annonçant qu'il acceptait de se rendre à la convocation de la commission.

"Afin d’éviter les poursuites judiciaires dont on me menace, je vais être contraint de me rendre devant cette commission si une convocation officielle m’est adressée", a-t-il déclaré.

"Toutefois, je ne pourrai répondre à aucune question concernant les faits dont la justice est saisie", a-t-il ajouté. "Je ne pourrai pas non plus répondre aux questions dont la réponse supposerait de violer le secret de la défense nationale ou le secret professionnel."

Légalement pas le choix

Entretemps, le président Les Républicains de la commission, Philippe Bas, et ses deux rapporteurs, Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS), avaient déclaré dans un communiqué qu'Alexandre Benalla n'avait en fait légalement pas le choix.

"Toute personne dont une commission parlementaire investie des prérogatives d'une commission d'enquête a jugé l'audition utile est tenue de déférer à (cette) convocation", ont-ils dit.

Ils ont rappelé que la personne convoquée pouvait être contrainte de se rendre à cette convocation par un huissier ou un agent de la force publique. Et qu'à défaut de s'y plier, elle encourrait deux ans de prison et 7500 euros d'amende.

"Aucune légitimité"

Dans son communiqué, Alexandre Benalla a confirmé qu'il était initialement question que la commission des lois du Sénat l'entende le 19 septembre. Contrairement à ce que défendent Philippe Bas et ses rapporteurs, il fait valoir que "lorsqu’une information judiciaire est ouverte, les travaux de toute commission d’enquête doivent cesser".

"Je déplore qu’on m’impose (...) de comparaître devant une commission qui n’a aucune légitimité à poursuivre ses travaux au mépris des principes fondamentaux de notre constitution et de notre démocratie", ajoute-t-il.

Alexandre Benalla a par ailleurs prévu de se rendre à une convocation des juges le 28 septembre, a dit Me Liénard.

Police parallèle

L'affaire a été déclenchée par des vidéos montrant l'ancien chargé de mission coiffé d'un casque de police et malmenant des manifestants en marge des manifestations du 1er-Mai, à Paris.

L'opposition de droite et de gauche s'en est saisie pour attaquer l'exécutif, accusé d'avoir protégé Alexandre Benalla pour des raisons cachées, voire, selon les élus les plus virulents, d'avoir mis sur pied une police parallèle.

La commission des Lois a notamment auditionné cet été le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, et le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Patrick Strzoda. Les auditions doivent reprendre mercredi, avec le général Eric Bio-Farina, commandant militaire de l'Elysée, et François-Xavier Lauch, chef de cabinet du président.

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