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Le conseiller d'Etat genevois David Hiler a évoqué jeudi deux scénarios à la suite de la fermeture du siège de Merck Serono à Genève. Il a aussi affirmé que le personnel sera difficile à replacer.

"Il y a deux scénarios, un pessimiste, selon lequel le bâtiment de Merck Serono à Sécheron restera vide pendant des années. L'autre, plus optimiste, celui d'un appel d'air: des entreprises qui voulaient s'installer à Genève et ne le pouvaient pas auront une opportunité", a déclaré le responsable du département des Finances de l'Etat de Genève.

Interrogé par l'ats en marge d'un débat sur la conjoncture en Suisse romande organisée par Deloitte, le conseiller d'Etat a souligné que le personnel de Merck Serono sera difficile à replacer. "Ce sont des gens très spécialisés, c'est un gâchis certain", a-t-il dit.

Pertes de recettes

Il a estimé que les 750 personnes qui doivent être transférées à Darmstadt (Allemagne), Boston (Etats-Unis) ou Pékin (Chine) "ne voudront certainement pas toutes quitter" Genève. Quelque 500 autres postes sont supprimés. "C'est un défi pour l'Office cantonal de l'emploi", a-t-il dit.

Interrogé sur les pertes de recettes fiscales pour le canton, David Hiler a affirmé qu'il s'agit surtout des impôts payés par les personnes physiques. Les salaires mensuels moyens des employés de Merck Serono tournent autour des 12'000 francs, a-t-il indiqué. Leur contribution fiscale est donc importante.

L'exécutif genevois a décidé mercredi de créer une cellule de crise. Sa première mission est d'obtenir de la direction du groupe allemand des précisions sur l'échelonnement des licenciements et les prestations du plan social.

ATS