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Le personnel de Merck Serono, réuni lundi à Genève en assemblée générale, a décidé d'une journée de grève pour mardi. Il a estimé que la direction du groupe pharmaceutique allemand n'a pas donné de réponse sérieuse aux revendications présentées la semaine dernière.

Sur les 550 employés présents, seules dix personnes se sont opposées à la grève et 51 se sont abstenues. Des applaudissements ont accueilli cette décision, après sept semaines de conflit depuis l'annonce de la fermeture du site le 24 avril.

La semaine dernière, le personnel avait adopté trois scénarios alternatifs à la suppression de 500 emplois et au transfert de 750 autres à Darmstadt (Allemagne), Boston (Etats-Unis) et Pékin (Chine). Une réunion a eu lieu jeudi dernier avec la direction, mais elle a porté uniquement sur des aspects techniques du plan social, a indiqué le représentant du personnel.

Pour Hubert Godinot, "l'impression est que tout est déjà décidé" par la direction. En affirmant mardi dernier qu'elle fera connaître sa décision définitive le 19 juin, la direction n'a donné aucun signe tangible qu'elle est prête à négocier sérieusement.

"Bonne nouvelle"

Le représentant régional d'Unia Alessandro Pelizzari a salué néanmoins "une bonne nouvelle": la "task force" avec des représentants du personnel, les autorités cantonales et fédérales ainsi que des membres du milieu académique liés aux sciences de la vie se réunira pour la première fois mardi matin. La "task force" pourrait présenter des propositions de partenariat public-privé en dehors de Merck Serono.

La direction de Merck Serono a toutefois officiellement annoncé ne pas vouloir y participer. Mercredi dernier, le président du Conseil d'Etat Pierre-François Unger avait déclaré devant la presse qu'il espérait encore pouvoir faire changer d'avis la direction.

L'assemblée du personnel a aussi décidé de manifester mardi après-midi à Genève à l'occasion de la conférence internationale du travail, à laquelle doit participer le conseiller fédéral Schneider-Ammann.

ATS