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La Convention de Genève sur les réfugiés appelle la communauté internationale à accueillir les personnes fuyant la guerre sur une base humanitaire", a fait valoir Angela Merkel lors de son entretien téléphonique avec Donald Trump.

KEYSTONE/AP/MICHAEL SOHN

(sda-ats)

Angela Merkel ne juge pas "justifiées" les restrictions à l'immigration aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays musulmans décidées par Donald Trump, a indiqué dimanche le porte-parole de la chancelière allemande. Elle le lui a fait savoir samedi par téléphone.

Mme Merkel "est convaincue que même dans le cadre de la lutte indispensable contre le terrorisme, il n'est pas justifié de placer sous une suspicion généralisée des gens en fonction de leur origine ou croyance", a dit Steffen Seibert, cité par l'agence de presse DPA.

"La chancelière regrette l'interdiction d'entrée (aux Etats-Unis) imposée par le gouvernement américain contre les réfugiés et les ressortissants de certains pays", a ajouté Steffen Seibert dans un communiqué.

Conséquences examinées

Le gouvernement allemand "va maintenant examiner les conséquences" de cette interdiction pour les citoyens allemands ayant une double nationalité et qui sont touchés par les mesures américaines, a-t-il précisé.

La condamnation allemande survient au lendemain d'un entretien téléphonique entre Donald Trump et Angela Merkel. Les communiqués publiés à l'issue de cet échange aux Etats-Unis et en Allemagne ne faisaient pas mention des nouvelles restrictions à l'immigration sur le sol américain.

Convention de Genève

"La Convention de Genève sur les réfugiés appelle la communauté internationale à accueillir les personnes fuyant la guerre sur une base humanitaire". "La chancelière a fait valoir" cela lors de son entretien téléphonique avec Donald Trump, a précisé le porte-parole.

Le décret américain sur la "protection de la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis", entré en vigueur vendredi, interdit pour 90 jours l'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays jugés à risque par Washington: Irak, Iran, Yémen, Libye, Syrie, Soudan et Somalie.

ATS

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