Navigation

Merkel et Hollande à Varsovie pour un sommet inédit

Ce contenu a été publié le 06 mars 2013 - 13:40
(Keystone-ATS)

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande sont les hôtes exceptionnels mercredi à Varsovie de quatre pays d'Europe centrale, le groupe de Visegrad. Ce sommet inédit vise à relancer une Europe de la défense toujours dans les limbes.

Jamais encore les dirigeants allemands et français n'avaient été accueillis simultanément par le groupe de Visegrad, un club informel qui réunit la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie. A sa création en 1991, ce groupe entendait renforcer l'intégration de ses membres dans l'Union européenne et l'Otan.

Le sommet de mercredi vise à préparer un Conseil européen qui sera consacré en décembre au renforcement de l'Europe de la défense. Les ministres de la Défense des six pays présents devaient ainsi adopter une déclaration commune.

Tirer les leçons

Dans l'entourage du président Hollande, on précise qu'il s'agit "d'identifier les lacunes" de l'Europe de la défense en tirant les leçons des opérations menées ces dernières années en Afrique ou dans les Balkans. Il s'agit aussi de poursuivre la réflexion sur une "base industrielle et technologique de défense" commune, considérée à Paris comme "un enjeu d'indépendance technologique".

"L'intervention au Mali a une nouvelle fois montré l'urgence de renforcer la défense européenne", souligne-t-on par ailleurs à l'Elysée. Paris se félicite de l'unanimité des Vingt-Sept autour de l'intervention française dans ce pays et du soutien logistique ou à la formation des forces africaines apporté par certains Etats membres.

Dépenses en baisse

L'Europe ne consacre toutefois plus que 1,6% de son PIB à sa défense contre 5% pour les Etats-Unis. En 2011, les dépenses militaires sont tombées dans l'UE à environ 180 milliards d'euros contre plus de 200 milliards il y a cinq ans.

Selon le Premier ministre polonais Donald Tusk, dont le pays assure depuis l'été la présidence tournante du groupe de Visegrad, cette réunion est "cruciale pour cette région du monde". La première puissance militaire européenne, le Royaume-Uni, n'a cependant pas été conviée.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.