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Merkel rappelle son gouvernement à l'ordre après la gifle bavaroise

Angela Merkel est en conflit quasi-permanent avec son ministre de l'Intérieur Horst Seehofer (CSU, à gauche), qui a tenté de freiner l'ascension de l'extrême droite en durcissant son discours sur l'immigration (archives).

KEYSTONE/EPA/FELIPE TRUEBA

(sda-ats)

Angela Merkel a appelé lundi les membres de son gouvernement à mettre fin à leurs querelles internes sur l'immigration. Elle a également promis de regagner la confiance des citoyens, au lendemain de la claque historique reçue lors d'élections régionales de Bavière.

Le scrutin bavarois, marqué par les mauvais résultats de ses alliés conservateurs de la CSU, a montré que "les meilleurs résultats économiques, le quasi-plein emploi en Bavière, ce n'est pas suffisant pour la population s'il n'y a pas quelque chose de tout aussi important, la confiance dans les acteurs politiques", a dit la chancelière allemande lors d'une conférence à Berlin.

Or, "beaucoup de confiance a été perdue" depuis la formation dans la douleur d'une coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates en mars, a-t-elle admis. Angela Merkel a notamment critiqué l'Union chrétienne-sociale (CSU), l'aile droite bavaroise de sa famille politique, qui n'a cessé de critiquer sa politique d'immigration et provoqué plusieurs crises gouvernementales en accusant la chancelière de laxisme en matière d'asile.

"Agir de concert"

Les électeurs "attendent" des deux formations alliées que sont la CSU et l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel "qu'ils agissent de concert", a-t-elle martelé.

La chancelière, en perte de vitesse dans les sondage, a promis de tirer les "leçons" du scrutin en faisant "plus attention à ce que cette confiance soit là et que les résultats de notre travail deviennent visibles".

Coalition affaiblie

Les Bavarois ont en effet infligé des pertes à deux chiffres aux membres de la "grande coalition" fédérale. Bien qu'arrivée en tête dimanche, la CSU sort particulièrement meurtrie. Avec 37% des suffrages, elle perd sa majorité absolue au parlement régional. Elle devra probablement s'allier avec les "Electeurs libres", un mouvement indépendant de droite, pour gouverner.

Les sociaux-démocrates du SPD finissent quant à eux cinquièmes du scrutin, ne parvenant même pas à atteindre la barre des 10%. Cette déroute va relancer les interrogations au sein du parti sur l'intérêt de participer à la coalition.

Sa cheffe Andrea Nahles a préféré renvoyer à "dans les prochains mois" la décision sur le maintien des sociaux-démocrates dans la coalition. Plusieurs de ses cadres poussent en faveur d'une sortie.

Tremblement de terre

Les partis d'opposition, en premier lieu les Verts, sortent eux largement renforcés de ce scrutin. Avec un score historique de 18%, les écologistes s'imposent comme le deuxième parti de Bavière.

Quant à la formation d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), elle poursuit, avec 10,6%, son implantation dans le paysage politique allemand. Créée en 2013, elle siège désormais dans quinze parlements régionaux sur seize.

Sept mois après avoir été formée dans la douleur, et après deux crises internes cet été, la "grande coalition" CDU/CSU/SPD semble désormais au pied du mur. "L'épicentre de ce séisme politique est en Bavière, mais il peut provoquer un tsunami qui balaiera le gouvernement fédéral", assène le magazine de référence Der Spiegel.

Ce tremblement de terre pourrait connaître une réplique le 28 octobre lors d'élections régionales en Hesse. Cette fois-ci c'est un fidèle de la chancelière et cacique de la CDU, Volker Bouffier, qui mettra son mandat de ministre-président en jeu. Un revers rejaillirait directement sur la chancelière.

Conflit quasi-permanent

Cette dernière apparaît depuis des mois affaiblie comme jamais par les critiques dont elle fait l'objet au sein de son propre camp politique au sujet de sa politique d'immigration.

Elle est en conflit quasi-permanent avec son ministre de l'Intérieur Horst Seehofer (CSU), qui a tenté de freiner l'ascension de l'extrême droite en durcissant son discours sur le sujet. "Personnellement, je m'en sors très bien. Politiquement, ce n'est pas facile", a reconnu lundi matin M. Seehofer.

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