Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Au moins 44 détenus ont été tués dimanche dans des violences entre deux groupes rivaux de détenus dans une prison de la région de Monterrey, dans le nord du Mexique, ont annoncé les autorités locales. Les affrontements ont eu lieu dans la prison d'Apodaca, à 30 kilomètres du centre de la ville.

Le porte-parole du département de la Sécurité de l'Etat de Nuevo Leon, dans lequel se trouve Monterrey, a attribué ces heurts à la rivalité entre des cartels de la drogue pour le contrôle de la prison. L'établissement serait dominé par le cartel des Zetas.

Le porte-parole a indiqué qu'il n'y avait pas eu usage d'armes à feu. Il a déclaré que tous les détenus qui ont péri se trouvaient dans la section D de la prison, lorsqu'ils ont été attaqués à l'aube par des détenus de la section C, armés de barreaux, de morceaux de bois et de lames. D'après lui, il n'y a pas eu de blessés, toutes les victimes ont été tuées.

Rivalités sanglantes

Après avoir repris le contrôle de la situation, les autorités ont ouvert une enquête pour établir le déroulement précis des faits, a ajouté le porte-parole. Lorsque la nouvelle des violences a été connue, des dizaines de parents et proches de détenus ont afflué aux abords de l'établissement pour demander des informations sur leur sort.

La prison d'Apodaca héberge près de 3000 détenus, alors que sa capacité officielle est de 1500. C'est la deuxième fois en quelques mois que se produit un événement de ce genre dans la région de Monterrey. Le 13 octobre 2011, sept détenus avaient été tués et douze blessés au cours d'une rixe entre bandes rivales dans la prison de Cadereyta.

La région de Monterrey, troisième ville du Mexique avec quatre millions d'habitants, est le théâtre de rivalités sanglantes entre deux cartels de la drogue, celui des Zetas et celui du Golfe. Les affrontements entre cartels se retrouvent dans les prisons, où nombre de leurs membres sont détenus.

ATS