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Deux campements de migrants grossissent depuis des mois dans le nord-est de Paris, notamment près du canal de Saint-Denis où quelque 1600 personnes vivent dans des conditions alarmantes (archives).

KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI

(sda-ats)

Le ministre de l'Intérieur français a annoncé mercredi l'organisation, "à bref délai", d'une évacuation des plus de 2300 migrants vivant dans des campements à Paris. L'opération doit concilier une "mise à l'abri" et des "contrôles administratifs".

Le ministre, Gérard Collomb, "prend note du refus de la ville de demander l'évacuation de son domaine public, ce qu'il regrette", selon un communiqué. Il a par conséquent demandé au Préfet de police de la ville de Paris "de pallier cette carence en vue de procéder à l'opération", qui devra concilier "les exigences de la mise à l'abri et de l'application du droit des étrangers".

Aujourd'hui, les campements posent des "enjeux humanitaires" qui "ne sont plus supportables pour les Parisiens, note le communiqué du ministère, en martelant que "dans la préparation de cette opération, le rôle de la Ville de Paris sera essentiel, car si les campements se reconstituent, cette 35e opération n'aura servi à rien".

Conditions alarmantes

Deux campements grossissent depuis des mois dans le nord-est de Paris, notamment près du canal de Saint-Denis où quelque 1600 personnes vivent dans des conditions alarmantes. Ces migrants sont majoritairement africains (notamment Soudanais et Erythréens) et afghans.

La récente noyade d'un migrant dans le canal Saint-Martin a aggravé les inquiétudes, mais la ville de Paris et le gouvernement peinent à s'entendre sur les modalités d'une évacuation. Le ministère de l'Intérieur insiste sur la nécessité d'une demande en bonne et due forme, ce que la mairie refuse, arguant que cela n'a jamais été nécessaire lors des précédentes opérations.

M. Collomb met aussi en cause, de manière à peine voilée, l'effort de la Ville en matière d'hébergement. Il affirme que "40% de la demande d'asile française" se porte dans la région parisienne, mais que Paris ne compte "que 2% des places d'hébergement pour demandeurs d'asile".

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ATS