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La Turquie et la Grèce ont décidé de mieux coordonner leurs efforts et tenter de juguler le flux des migrants qui partent des côtes turques vers l'UE, mercredi lors d'une visite d'Alexis Tsipras à Ankara. Elles vont créer à cette fin un "groupe de travail".

"Le drame humanitaire en mer Egée doit prendre fin. C'est notre responsabilité humaine", a déclaré le premier ministre grec lors d'une conférence de presse. "Nous allons mettre en place un mécanisme bilatéral, un groupe de travail. De cette façon nous mènerons d'intenses efforts pour empêcher les tragédies humanitaires", a expliqué son homologue turc Ahmet Davutoglu.

Depuis le début de l'année, plus de 650'000 migrants, pour l'essentiel des réfugiés syriens, ont pris la mer depuis les côtes turques pour rallier les îles grecques, portes d'entrée vers l'Union européenne (UE), a rapporté l'ONU. Sur la même période, 512 d'entre eux, dont une très grande majorité d'enfants, ont trouvé la mort, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Devant son invité, M. Davutoglu a insisté sur le caractère global de la crise des migrants. "Cette affaire n'est pas de la responsabilité de la Turquie, ni de la Grèce. Personne ne doit mettre ce problème sur le dos de nos deux pays", a-t-il affirmé.

Règlement politique en Syrie

"Sans un règlement politique à la crise en Syrie, on ne peut trouver de solution au problème", a jugé M. Tsipras. Athènes a récemment haussé le ton contre la Turquie en exigeant qu'elle limite les départs de migrants. La semaine dernière, son ministre de la politique migratoire, Iannis Mouzalas, l'a exhortée à démontrer sa "volonté de stopper les flux".

L'UE négocie avec Ankara un "plan d'action" qui verrait la Turquie - qui héberge 2,2 millions de réfugiés syriens - s'engager à retenir sur son territoire les réfugiés syriens, en échange d'une libéralisation du régime des visas pour les citoyens turcs et d'un coup de pouce à la candidature d'Ankara à une entrée dans l'UE.

Un des kamikazes de Paris entré en Grèce

La Grèce redoute d'être mise sous pression supplémentaire de ses partenaires européens après la découverte que l'un des auteurs des attentats de Paris aurait été enregistré dans le flux des migrants arrivant de Turquie, le 3 octobre sur l'île de Léros.

La Grèce et la Turquie ont longtemps entretenu des relations difficiles, notamment au sujet de leurs frontières maritimes et de la partition de l'île de Chypre en 1974. Le climat entre les deux pays s'est toutefois apaisé récemment.

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ATS