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La plupart des partis réagissent très favorablement à la gestion de la crise migratoire par le Conseil fédéral. Ils restent toutefois divisés sur les points concrets soulevés par la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga.

Le conseiller national Balthasar Glättli (Verts/ZH) approuve la conseillère fédérale en charge de l'asile lorsqu'elle affirme que la politique d'asile européenne est un échec. Le problème réside selon lui dans le fait que le système de Dublin surcharge les pays aux frontières extérieures de l'Europe comme l'Italie ou la Grèce.

Il est important pour cette raison de pouvoir déposer une demande d'asile de manière légale, a-t-il déclaré à l'ats. Les Verts rejoignent sur ce point Simonetta Sommaruga qui veut mettre en place des moyens légaux d'immigrer à l'intention des personnes particulièrement vulnérables, en plus de l'aide sur place.

La ministre socialiste peut évidemment compter sur le soutien de son parti qui a toujours prôné la mise en place de routes légales pour que les réfugiés arrivent en toute sécurité dans notre pays. Malheureusement, malgré toutes les bonnes intentions et l'engagement de la conseillère fédérale, l'égoïsme national prédomine au niveau européen, a déploré la co-secrétaire générale du PS, Flavia Wasserfallen.

Renforcement des contrôles

Ce problème global doit être géré au niveau de l'Union européenne, reconnaît le PDC dans un communiqué publié vendredi. Il n'existe pour le moment pas d'alternative au système de Dublin. En revanche, il faudrait être prêt à renforcer le contrôle des personnes aux frontières de la Suisse.

Pas de surprise non plus dans la réaction de l'UDC. Dans un communiqué publié vendredi après-midi, le parti dénonce la décision du Conseil fédéral de participer au programme de répartition des réfugiés de l'UE. Selon l'UDC, la Suisse en a déjà trop fait dans le domaine de l'asile ces dernières années.

L'UDC a notamment fustigé les déclarations de la conseillère fédérale relatives à la solidarité avec l'Europe: "une fois de plus, le Conseil fédéral veut plaire à l'UE. L'UDC n'a aucune compréhension pour une telle politique".

Le Parti libéral-radical (PLR) est de son côté plus mitigé. Il exige que l'engagement déjà pris par la Suisse soit pris en compte dans les négociations à l'échelle européenne et dans un éventuel programme de répartition européen.

Le PLR exprime son inquiétude sur les risques potentiels de terrorisme que pourraient représenter des réfugiés admis. Il plaide pour un renforcement du Service de renseignement de la Confédération (SRC).

ATS