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Mike Pompeo (centre) en discussion avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, entourés des ministres des affaires étrangères de l'Alliance

KEYSTONE/AP/VIRGINIA MAYO

(sda-ats)

Tout juste investi dans ses fonctions de chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo s'est rendu vendredi à Bruxelles pour marteler l'une des antiennes les plus chères à Donald Trump: exiger des alliés de l'OTAN qu'ils mettent la main à la poche.

Le nouveau patron de la diplomatie américaine, à la réputation de "faucon", a rencontré pour la première fois ses homologues de l'OTAN quelques heures après avoir prêté serment. Il a fait bonne impression sur ses homologues et apaisé les craintes d'un abandon de la double voie poursuivie face à la Russie, mêlant dissuasion militaire et diplomatie, selon des sources diplomatiques.

"Mike Pompeo a évidement insisté sur la nécessité d'un partage du fardeau (pour les dépenses), mais il l'a fait sans aucune agressivité. Au contraire, il s'est montré attentif, à l'écoute et a participé à l'intégralité des discussions", a expliqué le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn.

Les craintes d'un raidissement avec Moscou ont été dissipées, a ajouté M. Asselborn. "L'OTAN va poursuivre avec la Russie l'approche en deux volets", a confirmé le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg lors d'un point de presse à l'issue de la discussion consacrée aux relations avec Moscou. "Nous nous retrouvons dans une situation inédite avec la Russie. Ce n'est plus la Guerre froide mais pas tout à fait le partenariat stratégique que nous avons cherché à construire après elle".

Plusieurs ministres européens avaient insisté avant le début de la réunion sur la nécessité de maintenir le dialogue avec Moscou. "Il n'y aura pas de solution à plusieurs conflits sans la Russie", a soutenu l'Allemand Heiko Maas.

Partage du fardeau

"L'Allemagne ne respecte pas les engagements qu'elle a souscrits en décembre 2014 en matière de dépenses militaires. Il est essentiel que les alliés de l'OTAN respectent leurs engagements", a martelé M. Pompeo au cours d'une conférence de presse à l'issue de la réunion.

Le message qu'il apporte est déjà bien connu: Donald Trump martèle depuis ses premières heures de campagne que les autres membres de l'Alliance atlantique doivent augmenter leurs dépenses militaires afin de réduire la participation de son plus gros contributeur, Washington. "Je salue les progrès faits par l'Allemagne, mais elle doit faire davantage", a lui aussi insisté M. Stoltenberg.

Certains alliés, notamment l'Allemagne et la Belgique, sont loin de l'engagement pris par les membres de l'OTAN en septembre 2016 d'allouer 2% de leur PIB pour la défense. Donald Trump a publiquement épinglé à plusieurs reprises Berlin, l'accusant même l'an dernier de devoir d'"énormes sommes d'argent". L'Allemagne avait sèchement démenti.

"Six pays de l'OTAN le font, neuf autres ont présenté des plans crédibles pour s'y conformer. Il est temps pour les 13 autres membres de l'Alliance de se mettre à niveau, particulièrement l'Allemagne, le membre européen de l'OTAN le plus grand et riche", a affirmé un haut responsable américain, ajoutant que Berlin ne prévoit d'augmenter ses dépenses militaires que jusqu'à 1,25% de son PIB d'ici 2021.

Afghanistan et Syrie

Les ministres devraient également aborder les projets d'expansions des missions de formation en Irak ainsi que l'Afghanistan, où 13'000 militaires des pays de l'OTAN et de leurs alliés sont encore déployés. La réunion de vendredi sera la dernière avant que l'Alliance n'emménage dans son nouveau quartier général à Bruxelles.

Par ailleurs, le Luxembourg a réclamé un débat au sein de l'OTAN sur l'offensive de la Turquie dans le nord de la Syrie contre les forces kurdes qui ont aidé la coalition internationale dans la lutte contre l'Etat islamiste (EI).

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ATS