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Mikhaïl Gorbatchev estime que la Russie va à la catastrophe

Moscou - L'ex-dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev enjoint le président Dmitri Medvedev à tenir sa promesse d'une libéralisation politique et à lutter contre la corruption, dans une tribune publiée vendredi. Il a souligné que le pays courait dans le cas contraire à la catastrophe.
Dans ce texte publié par le journal d'opposition "Novaïa Gazeta" dont il est actionnaire, le père de la perestroïka et prix Nobel de la Paix fait au total un bilan peu flatteur de la dernière décennie en Russie, depuis l'arrivée au pouvoir en 2000 de Vladimir Poutine.
"En 2000 les priorités étaient avant tout de défendre l'intégrité territoriale du pays et de le rendre à nouveau gouvernable", écrit M. Gorbatchev.
"Ces objectifs ont dans l'ensemble été atteints. Mais depuis, les questions non réglées se sont faites de plus en plus évidentes", ajoute-t-il.
Un pays gangréné par la corruptionLe pays a laissé de côté le "processus démocratique", s'est trouvé gagné par une "corruption qui s'étend à tous les niveaux de la fonction publique et délite la société", écrit M. Gorbatchev.
"La suppression de l'élection des gouverneurs de régions, le passage au scrutin exclusivement par listes, sans participation minimale, le relèvement du seuil d'entrée au Parlement, tout cela dans des conditions de manipulation des élections à travers les médias", énumère-t-il notamment.
"Si on ne surmonte pas les tendances antidémocratiques, toutes les conquêtes des années passées seront menacées. Pas seulement le processus démocratique, mais aussi la fameuse stabilité" acquise depuis 2000, ajoute-t-il.
Les promesses de libéralisation et de lutte contre la corruption du président Medvedev, élu en 2008 à la suite de Vladimir Poutine, devenu Premier ministre, "ont empli d'espoir ceux qui s'inquiètent de l'avenir de la Russie", observe Mikhaïl Gorbatchev.
Mais les mesures prises sont "insuffisantes et inadaptées", dit-il. "Le président doit donner au pays un nouvel ordre du jour", ajoute M. Gorbatchev, "il faut une concurrence démocratique, une société civile active, un contrôle réel de la société" sur les affaires de l'Etat.

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