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Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans la capitale du Kosovo, Pristina. Les protestataires réclamaient l'abandon de l'accord visant à la normalisation des relations entre le Kosovo et la Serbie, parrainé par l'Union européenne (UE).

La manifestation était organisée par l'opposition, qui s'oppose en particulier au projet visant à accorder plus d'autonomie à la minorité serbe au Kosovo, ex-province serbe peuplée par 1,8 million d'habitants, dans leur grande majorité d'origine albanaise. L'opposition s'oppose également à un accord frontalier avec le Montenegro, qui induit selon elle la perte de territoires.

"Nous en appelons au gouvernement: ne mettez pas en péril le Kosovo!", a lancé devant la foule sur une place de Pristina Fatmir Limaj, qui est à la tête du parti d'opposition Initiative pour le Kosovo. Il a appelé à des élections anticipées pour résoudre la crise politique croissante.

Les députés de l'opposition, notamment de la formation Vetëvendosje (Autodétermination), ont paralysé ces dernières semaines les travaux du parlement pour protester contre les accords avec la Serbie.

Une "mesure provisoire"

L'opposition a remis le 23 novembre à la présidente Atifete Jahjaga une pétition portant plus de 200'000 signatures. Le texte affirme que la mise en place d'une Association des municipalités serbes au Kosovo, prévue par un accord qualifié d'"historique" par Bruxelles, conclu en 2013 sous l'égide de l'UE, va creuser davantage les divisions ethniques et accroître l'influence de la Serbie.

Les Kosovars albanais ont proclamé en 2008 l'indépendance de l'ancienne province méridionale serbe. La Serbie n'a jamais reconnu cette indépendance, mais l'UE a lancé un dialogue entre Belgrade et Pristina visant à normaliser leurs relations.

En vertu de la Constitution, les autorités sont obligées de prendre en considération toute initiative citoyenne soutenue par 10% de la population du Kosovo. La Cour constitutionnelle, saisie par Mme Jahjaga, a suspendu le 10 novembre la mise en oeuvre de l'accord entre Pristina et Belgrade, précisant qu'il s'agissait d'une "mesure provisoire".

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ATS