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Le député kosovar et ex-commandant de l'armée de libération du Kosovo (UCK) Azem Syla n'aurait jamais dû recevoir de permis d'établissement en Suisse en 1999. Il était ministre de la défense de son pays et a ensuite abusé de prestations sociales, constate la justice soleuroise qui a ordonné son expulsion.

Agé de 60 ans, Azem Syla devra quitter la Suisse d'ici au 15 mai prochain. C'est ce qu'indique le jugement du tribunal administratif soleurois, daté du 13 février, dont l'ats a reçu copie. Plusieurs médias en ont révélé la teneur jeudi.

Pour les juges, un ministre de la défense d'un pays secoué par la guerre se doit de séjourner sur place. Le Kosovar avait obtenu l'asile en Suisse en 1994. Il a d'abord bénéficié de l'aide sociale.

Abus du système social

Incapable de travailler pour des raisons psychiques, il a ensuite perçu des prestations complémentaires à défaut de pouvoir toucher une rente AI. Environ 425'000 francs lui ont été versés à ce titre entre 2002 et 2011.

Ces prestations ont été stoppées lorsque le canton de Soleure a eu vent de la carrière politique d'Azem Syla au Kosovo. Ministre du gouvernement de transition entre avril 1999 et février 2000, il a été député au parlement kosovar ces dernières années.

Recours

Selon le tribunal administratif, Azem Syla a violé, à de multiples niveaux, d'importantes prescriptions légales. Il a lourdement abusé durant des années du système social suisse, en particulier. Une procédure à son encontre est encore pendante en ce qui concerne les prestations complémentaires qu'il a encaissées.

Le tribunal a dû se prononcer en raison d'un recours que le principal intéressé avait déposé après la décision de l'office cantonal des migrations de l'expulser. Une enquête le la Mission d'Etat de droit de l'UE est par ailleurs en cours contre lui. Un ancien agent secret l'accuse d'avoir ordonné l'exécution de rivaux potentiels en 1999.

ATS