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Le Conseil fédéral ne devra pas étudier les moyens de mieux assurer une représentation équitable des régions du pays et des langues en son sein. Par 19 voix contre 18, le Conseil des Etats a refusé mercredi un postulat de Raphaël Comte (PLR/NE).

La dernière élection au Conseil fédéral, qui a vu le couronnement du Fribourgeois Alain Berset, a posé une nouvelle fois la question de la représentation des régions et des minorités linguistiques, a rappelé le Neuchâtelois. Si les francophones ont toujours été bien représentés, ce n'est pas le cas des italophones.

Depuis 1999, date de la suppression de la clause empêchant l'élection de deux conseillers fédéraux du même canton et du départ de Flavio Cotti, la Suisse italienne ne siège plus au gouvernement, a ajouté Filippo Lombardi (PDC/TI).

Au Parlement d'agir

Pour lui, la représentation italophone n'est pas une question de minorité, mais de culture, de langue, de vision du monde, de composante enrichissant la Confédération. Luc Recordon (Verts/VD) a profité de l'occasion pour plaider en faveur d'un Conseil fédéral à neuf membres, comprenant six alémaniques, deux francophones et un italophone.

La majorité n'a pas été sensible à ses arguments. Toutes les réflexions au sujet de la composition du gouvernement ont été faites, a assuré la ministre de la justice Simonetta Sommaruga. Même avec un nouveau rapport, le Conseil fédéral ne libérera pas le Parlement de ses devoirs.

Le gouvernement s'en remet donc au Parlement pour assurer une représentation équitable des minorités linguistiques et des régions en son sein. Il n'estime pas judicieux de garantir dans la Constitution un siège aux italophones.

ATS