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Mises en garde contre le vaccin anti-cancer de l'utérus Gardasil

Ce contenu a été publié le 02 avril 2014 - 18:54
(Keystone-ATS)

Des scientifiques ont mis en garde mercredi contre le Gardasil, un vaccin destiné à protéger contre le cancer du col de l'utérus. Ils estiment que son efficacité n'est pas démontrée, alors que 25 nouvelles plaintes devraient être déposées en France d'ici fin avril contre la préparation.

"Le vaccin n'est pas plus efficace que les autres méthodes de prévention et de plus il est porteur de risques", a résumé Lucija Tomljenovic, chercheuse à l'Université canadienne de Colombie britannique, qui travaille sur les effets neurotoxiques des adjuvants vaccinaux, lors d'une conférence de presse organisée par la députée européenne Michèle Rivasi.

Cette dernière réclame un "moratoire" sur le Gardasil, commercialisé par la coentreprise franco-américaine Sanofi Pasteur MSD, en attendant que des études fassent la preuve de son efficacité.

Une première plainte pénale a été déposée en France en novembre dernier par une femme qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil.

Une dizaine d'autres plaintes ont suivi et 25 nouvelles autres devraient être déposées avant la fin du mois d'avril contre Sanofi Pasteur et l'agence française du médicament (ANSM).

Sclérose en plaques

Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées par les victimes figurent la sclérose en plaques (SEP), le lupus, des encéphalomyélites aiguës disséminées (inflammations du système nerveux central) et des myofasciites à macrophages (maladie se traduisant par des douleurs musculaires et une fatigue chronique).

En France, où 15 SEP ont été notifiées au total sur cinq millions de doses de Gardasil injectées depuis 2006, l'ANSM estime que le "bénéfice" du vaccin, recommandé pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, reste supérieur au "risque" encouru.

Suisse autorise

Attitude similaire en Suisse. Les autorités jugent le vaccin Gardasil très efficace et estiment qu'il présente un bon rapport coût/bénéfice. Fort de ce constat, le ministre de la santé Alain Berset ne juge pas nécessaire de remettre en cause son homologation sur le marché suisse.

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