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Des jeunes auraient fréquenté la mosquée de Genève, avant de partir pour la Syrie (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

La Ligue islamique mondiale, mandatée par l'Arabie saoudite, est venue à Genève pour remettre de l'ordre dans la gestion de la mosquée du Petit-Saconnex, affirme Hasni Abidi. L'organe de tutelle de la mosquée "n'a pas effectué une visite de courtoisie", selon lui.

Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (LIM), Abdullah bin Abdelmohssin Al Turki, un ex-ministre saoudien, est venu en personne à Genève mercredi et jeudi "pour transmettre le message", déclare M. Abidi, le directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, dans un entretien diffusé samedi par La Tribune de Genève.

Il "aurait auditionné jeudi les membres du conseil de fondation du comité directeur", ajoute l'expert. L'organe de tutelle a été informé de dysfonctionnements au sein de la fondation culturelle islamique de Genève, selon lui.

Djihadisme

"Cela concerne aussi bien le retard dans la tenue des réunions du conseil de fondation que le problème, plus grave, révélé par la presse, de la radicalisation de certains jeunes qui fréquentaient la mosquée", poursuit l'expert.

Selon la Tribune de Genève, deux jeunes qui fréquentaient la mosquée genevoise sont partis l'an passé combattre en Syrie. Deux imams de la mosquée, des Français, étaient par ailleurs fichés par le renseignement français. Leur domicile a été perquisitionné en France.

"La LIM va certainement prendre des décisions ces prochaines semaines", ajoute le directeur du centre d'études, soulignant qu'"il pourrait y avoir un changement dans le conseil de fondation". "La reprise en main des autorités saoudiennes est d'ordre institutionnel et non pas dogmatique", précise M. Abidi.

Arsenal de lutte

D'après lui, la LIM, qui existe depuis des décennies, "fait partie de l'arsenal religieux politique de lutte contre le terrorisme développé depuis peu par l'Arabie saoudite." Cette dernière est accusée par la communauté internationale de créer un terreau favorable à la radicalisation.

Septante-quatre personnes ont quitté la Suisse entre 2001 et jusqu'à la fin mai pour faire le djihad, selon les statistiques du Service de renseignement de la Confédération (SRC). Soixante sont partis vers la Syrie et l'Irak et 14 vers la Somalie, l'Afghanistan et le Pakistan.

ATS