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L'opposition vénézuélienne a commencé lundi à se mobiliser, en ce début de semaine décisive, contre l'assemblée constituante voulue par le président Nicolás Maduro.

KEYSTONE/EPA EFE/NATHALIE SAYAGO

(sda-ats)

L'opposition vénézuélienne a commencé lundi à se mobiliser pour perturber l'élection prévue dimanche de l'assemblée constituante voulue par le président Nicolás Maduro. "Nous ne voulons pas être Cuba", pouvait-on notamment lire sur des affiches.

En ce début de semaine décisive dans la crise au Venezuela, l'opposition a pris pour cible des écoles dans lesquelles seront installées les urnes du scrutin de dimanche. Certaines étaient déjà gardées par l'armée.

Au fil de la semaine, la mobilisation devrait aller crescendo. L'opposition a ainsi appelé à une grève de 48 heures et à un blocage des rues mercredi et jeudi, un mouvement soutenu par les principales centrales syndicales. Le gouvernement contrôle cependant la très stratégique industrie pétrolière.

Maduro accuse la CIA

Le président vénézuélien a accusé lundi le directeur de la CIA, Mike Pompeo, d'avoir fait savoir que Washington "travaille en collaboration directe avec le gouvernement mexicain et le gouvernement colombien afin de renverser le gouvernement du Venezuela", selon les termes de M. Maduro. Il a exigé des explications de la part des gouvernements américain, mexicain et colombien.

"J'étais à Bogota et à Mexico, il y a deux semaines, et j'ai précisément évoqué ce thème (une transition politique au Venezuela, ndlr), en essayant de les aider à comprendre ce qu'ils pourraient faire pour obtenir de meilleurs résultats dans ce coin du monde", aurait déclaré le responsable de la CIA, selon un document cité par le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Samuel Moncada, en espagnol.

Le ministère colombien des Affaires étrangères a déclaré qu'il n'était jamais intervenu dans les affaires intérieures du Venezuela. Mexico a également "rejeté de manière catégorique" les allégations selon lesquelles "le Mexique oeuvre avec d'autres pays pour porter atteinte au gouvernement du Venezuela".

"Faire des barricades"

"Dimanche prochain, qu'il pleuve, qu'il tonne ou que la foudre tombe, la Constituante avance par la volonté du peuple", a lancé le président socialiste. Vendredi, soit deux jours avant l'élection des 545 membres de cette assemblée censée réécrire la Constitution, un grand défilé est prévu à Caracas, à l'appel de la table de l'unité démocratique (MUD), la coalition de l'opposition.

"Nous devrions déjà être en train de faire des barricades dans les rues. Il ne reste plus que quelques jours et nous ne pouvons pas livrer le pays", a déclaré un commerçant de 76 ans qui se trouvait lundi dans une école de Chacao (est), un bastion de l'opposition. Les murs de ce futur centre électoral ont été recouverts d'affiches hostiles au gouvernement.

L'opposition considère que les modalités prévues pour l'élection des membres de l'assemblée ne sont pas équitables et favorisent le camp chaviste (du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont Nicolas Maduro est l'héritier).

Depuis presque quatre mois, des manifestations presque quotidiennes sont organisées par l'opposition contre M. Maduro, dont elle réclame le départ du pouvoir.

ATS