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Le Premier ministre Viktor Orban s'est exprimé devant des dizaines de milliers de partisans à Budapest.

KEYSTONE/EPA MTI/TAMAS SOKI

(sda-ats)

Le Premier ministre Viktor Orban s'est présenté jeudi devant des dizaines de milliers de partisans à Budapest en défenseur d'une Hongrie au service des seuls Hongrois. Il est en campagne pour un troisième mandat aux législatives du 8 avril.

Pour les manifestations annuelles de la fête nationale du 15 mars qui commémore la révolution de 1848 contre la domination des Habsbourg, le dirigeant avait souhaité une démonstration de force de ses supporters. Ses adversaires sont également descendus par milliers dans les rues où plusieurs contre-manifestations étaient organisées.

Dans un discours devant une foule de dizaines de milliers de personnes, le dirigeant de 54 ans a fustigé les ennemis de la Hongrie qui "veulent (nous) déposséder de (notre) pays" alors que des "migrations de masse" sont à l'oeuvre. "Les grandes nations d'Europe occidentale perdent petit à petit la main sur leur propre pays, ils veulent nous forcer à faire de même, et cette élection est une excellente occasion pour eux, a-t-il ajouté.

Il a réitéré les thèmes clés de sa campagne contre les ONG internationales, le milliardaire américain George Soros, qu'il accuse d'ingérence dans la politique hongroise, son opposition véhémente à l'immigration et ses bras de fer avec l'Union européenne.

"Bruxelles ne nous défend pas"

"L'Afrique frappe à notre porte, et Bruxelles ne nous défend pas", a poursuivi M. Orban. Il reste le favori du scrutin mais risque une victoire plus serrée qu'attendue.

Le parti de Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010, reste crédité d'une très large avance dans les sondages. Ceux-ci montrent cependant aussi que la majorité des électeurs souhaite un changement à la tête de la Hongrie et que le taux d'indécis s'élève à environ 40%.

Plusieurs manifestations d'opposants au gouvernement étaient organisées jeudi dans d'autres lieux de la capitale. Deux d'entre elle ont rassemblé quelques 15'000 personnes, selon les estimations de journalistes de l'AFP.

"Ils ont pillé le pays"

Les panneaux des opposants au gouvernement affichaient des slogans comme: "Levez-vous Hongrois!" ou "A bas la dictature chrétienne d'Orban!". "Ils ont pillé le pays, qu'ils aillent au diable", a confié Janos Patko, un trentenaire travaillant dans l'informatique, en référence à de nombreuses affaires de corruption présumée dans les cercles du pouvoir.

Dans une marée de drapeaux hongrois rouge, blanc, vert, les partisans du gouvernement ont défilé derrière une banderole proclamant "La Hongrie avant tout" et "La Hongrie protège l'Europe". Les organisateurs espéraient mobiliser au moins 100'000 personnes.

"Nous nous sentons en sécurité ici", a déclaré Gyongyi, une entrepreneuse de 53 ans. Elle s'est félicitée qu'"il n'y ait pas un seul réfugié dans les rues."

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ATS