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Paris - Les syndicats français estiment mardi avoir gagné leur pari de mobiliser plus de deux millions de personnes contre la réforme des retraites, projet phare de Nicolas Sarkozy. Mais le président français est resté ferme sur ses positions, à l'amorce du débat parlementaire.
Les centrales syndicales ont crié victoire lors d'une journée de grèves et de manifestations qu'elles jugent plus réussie que celle du 24 juin dernier. Deux millions de personnes avaient alors défilé dans les rues, selon elles.
Le premier syndicat français, la CGT, a estimé que 2,7 millions de personnes se sont mobilisées mardi, tandis que la CFDT (deuxième syndicat, réformiste) en a dénombré 2,5 millions. La police a pour sa part fait état de quelque 1,12 million de manifestants.
Le cortège le plus massif a défilé à Paris, regroupant 270'000 personnes selon les syndicats, 80'000 pour la police, au son de vuvuzelas, derrière une banderole proclamant: "Retraites solidaires, emplois, salaires, un enjeu de société".
Les syndicats peuvent par ailleurs compter sur le soutien de l'opposition. Le Parti socialiste a en effet une nouvelle fois promis mardi de rabaisser de 62 à 60 ans l'âge de la retraite s'il revenait au pouvoir en 2012.
Partout dans le pays, mais aussi à l'étranger, les grèves ont provoqué d'importantes perturbations dans les transports ferroviaire, urbain et aérien. Conséquences en Suisse, une trentaine de liaisons aériennes avec Paris, mais aussi avec l'Espagne et l'Allemagne, ont été supprimées, et plusieurs TGV au départ de Lausanne, Genève et Berne ont été annulés.
Pendant ce temps, le débat sur la réforme a débuté dans un climat houleux à l'Assemblée nationale, la gauche accusant le gouvernement "de ne pas avoir joué sincèrement le jeu de la négociation".
Le premier ministre François Fillon a assuré être "ouvert au débat, pour peu que l'on ne perde pas de vue l'objectif de la réforme", qui est de "faire en sorte que les retraites des Français soient payées demain".
La réforme prévoit de repousser l'âge minimum de la retraite de 60 à 62 ans d'ici à 2018. Le gouvernement considère que faire travailler les Français plus longtemps est la meilleure option pour assurer des besoins de financement estimés à 70 milliards d'euros d'ici à 2030.

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ATS