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La qualité du réseau cyclable à Genève est insatisfaisante. Cette critique émane de la Cour des comptes qui a publié mardi un rapport sur l'évaluation de la politique de mobilité douce du canton.

La couverture en termes de kilomètres et de localisation est cohérente, mais la qualité est insatisfaisante en particulier en Ville de Genève, là où la demande en mobilité douce est la plus forte, a relevé devant la presse le magistrat François Paychère. Les aménagements comportent de nombreuses discontinuités, relève-t-il.

Il cite également des zones dangereuses qui ne sont toujours pas sécurisées, malgré leur identification. La qualité est aussi péjorée par le fait qu'en grande majorité les aménagements sont des bandes cyclables plutôt que des pistes cyclables séparées de la chaussée. Autre problème: les trottoirs mixtes, c'est-à-dire partagés entre piétons et cyclistes. C'est le cas par exemple sur le Pont de la Coulouvrenière.

Jusqu'ici la priorité a été conférée aux transports individuels motorisés, déplore la Cour des comptes qui relève toutefois l'impact non négligeable des coupes budgétaires sur la qualité des aménagements. Avec l'entrée en vigueur en juillet dernier de la Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE) acceptée en votation populaire, il y a peut-être une chance à saisir pour un changement de paradigme à Genève, estime M. Paychère.

Des critères plus clairs

La Cour des comptes a émis quatre recommandations pour améliorer le réseau cycliste et piéton. Il s'agit de mieux définir les critères pour prendre des décisions en matière de mobilité douce, d'améliorer la connaissance des besoins des usagers, de sécuriser à court terme les zones problématiques et d'améliorer la concertation avec les associations.

Le Département des transports (DETA) a accepté ces recommandations. Il a annoncé dans la foulée la présentation d'ici la fin du mois d'un catalogue de mesures de mise en oeuvre de la LMCE. La Ville de Genève aurait pour sa part souhaité des recommandations plus contraignantes, notamment en termes de gouvernance.

Une meilleure concertation

Enfin PRO VELO Genève se réjouit des conclusions du rapport. L'association milite depuis longtemps pour le développement et la sécurisation des pistes cyclables. Elles espère que les constats de la Cour des comptes pousseront les autorités à consulter les associations en amont des projets d'aménagement.

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ATS