Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Sous le coup de la vigueur du franc, de problèmes logistiques et de la retenue des consommateurs, Charles Vögele est tombé dans les chiffres rouges l'an passé. Le groupe de confection schwyzois a essuyé une perte nette de 199,1 millions de francs. Pour redresser la barre, il mise sur la simplicité.

Le chiffre d'affaires s'est replié de 15% au regard de 2010, à 1,016 milliard de francs. Naturellement, ce résultat n'est pas satisfaisant et constitue un revers, a relevé mercredi au siège du groupe à Pfäffikon, Frank Beeck, son patron depuis mi-septembre. Ce dernier a succédé à André Maeder débarqué en raison de divergences avec la conseil d'administration quant à la mise en oeuvre de la stratégie.

Sous la houlette de M. Maeder, Charles Vögele a entamé un vaste programme de modernisation et de rajeunissement de son image. Jugée nécessaire et juste par M. Beeck, cette opération a été symbolisée par l'engagement de l'actrice Penélope Cruz, de sa soeur Monica, ainsi que de l'acteur allemand Til Schweiger.

Le mois passé, Charles Vögele a toutefois annoncé la fin de la collaboration avec les beautés ibériques pour avril. Quant à celle avec l'acteur d'outre-Rhin, elle sera réexaminée durant l'été, a ajouté M. Beeck.

Les investissements consacrés à la rénovation des points de vente, l'augmentation des collections, les premiers pas du groupe sur Internet et une centralisation accrue des processus ont néanmoins été bénéfiques.

Difficultés logistiques

Ces initiatives avaient payé en 2010, malgré un environnement difficile marqué par une vive concurrence et un climat de consommation déjà empreint de retenue. Après une perte de 14 millions de francs l'année précédente, Charles Vögele avait pu renouer avec les profits, en dégageant un bénéfice net de 17,7 millions.

Si la revitalisation de l'enseigne constitue un point positif, sa mise en oeuvre n'a pas fonctionné de manière optimale, a poursuivi M. Beeck. De plus, le manque de clarté dans le positionnement de l'enseigne a désécurisé la clientèle.

ATS