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Moins de châles en laine d'antilope du Tibet saisis en 2017

Depuis 1979, l’antilope du Tibet, qui fournit la laine de ces châles, bénéficie du même statut que le tigre ou le rhinocéros: son commerce à l’échelon international est strictement interdit (archives).

Keystone/EPA/COPYRIGHT IFAW/A'BU, TIBET DEPARTMENT OF FORESTRY

(sda-ats)

L'année passée, moins de châles en laine d'antilope du Tibet, une espèce strictement protégée, ont été saisis en Suisse. Cette baisse par rapport à 2016 n'est toutefois pas le signe d'un recul du commerce illégal, elle résulte d'une réduction des contrôles.

En 2017, 34 châles en laine shahtoosh ont été saisis, contre 61 l'année précédente, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

Ce dernier voit deux explications à cette diminution. D'une part, le nombre de contrôles a dû être réduit par manque de personnel. D'autre part, le nombre de châles par saisie a été en moyenne moins élevé (souvent un seul châle au lieu de plusieurs).

La baisse du nombre des saisies en 2017 n’est en aucun cas synonyme d’une diminution du trafic illégal de châles, souligne l'office. Le nombre de châles saisis en Suisse ne représente que la partie apparente de l’iceberg: le commerce illégal est organisé à échelle internationale.

Collaboration internationale

Pour le combattre efficacement et poursuivre les criminels, la collaboration internationale a été renforcée. En juillet 2016, l’OSAV a défini, en collaboration avec Interpol et d’autres pays concernés, des mesures en vue d’une coordination de la procédure.

La laine d’antilope du Tibet est considérée comme la plus précieuse, la plus chaude et la plus douce du monde. Elle est prélevée sur des antilopes vivant en liberté. Ces animaux ne pouvant être domestiqués pour être tondus, ils sont tués par des braconniers, rappelle l'OSAV.

Pour produire un seul châle, deux à cinq antilopes du Tibet doivent être mises à mort. La chasse illégale a ainsi entraîné depuis le début du siècle dernier un recul de 90% de la population de cette espèce protégée.

Un châle en shahtoosh coûte jusqu’à 20'000 francs. Les châles saisis sont immédiatement séquestrés. Conformément à la loi sur les espèces protégées, l’importation illégale est en outre punie d’une amende. Pour les cas isolés, cette dernière peut s’élever à plusieurs milliers de francs et, en présence d’un trafic organisé, à plusieurs dizaines de milliers de francs.

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