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Le nombre de cambriolages est en baisse: l'an dernier, la Suisse en a tout de même compté 113 par jour (photo symbolique).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Le nombre d'infractions au code pénal a enregistré une nouvelle baisse en Suisse en 2017. Par rapport à l'année précédente, le recul est de 6%. Les 439'001 infractions représentent la valeur la plus basse depuis 2009.

Le recul des infractions s'observe depuis cinq ans, selon la statistique policière de la criminalité 2017 publiée lundi par l'Office fédéral de la statistique (OFS) et la Conférence des commandants des polices cantonales (CCPCS).

Sur cinq ans, le nombre d'infractions a diminué de plus de 170'000 cas. Au vu de la situation exigeante relative à la sécurité, à la complexité grandissante des cas et à la croissance démographique, ce résultat est très positif, soulignent les polices cantonales.

Moins de vols

La diminution s'explique surtout par le recul des infractions contre le patrimoine, qui représentent deux tiers de toutes les infractions. Par rapport 2016, elles ont diminué de plus de 19'200. Ainsi, en 2017, 4436 vols par effraction de moins ont été relevés (-12%). Les vols à la tire (-15%) et les vols par effraction dans des véhicules (-10%) ont également reculé, de même que les escroqueries (-16%) et les brigandages (-7%).

Le taux des vols par effraction et introduction clandestine est, pour l'année passée, de 4,9 pour 1000 habitants, ou 113 cambriolages par jour. En 2012, cette dernière valeur était de 202.

Dans le domaine de la cybercriminalité, les cas de soustraction de données ont augmenté de 9%. Les accès indus à des systèmes informatiques de 5% et les utilisations frauduleuses d'un ordinateur de 4%, note la CCPCS.

Davantage de mineurs

Un revirement de tendance se dessine en 2017 pour les prévenus mineurs. Après avoir reculé pendant sept ans, le nombre de prévenus âgés de moins de 18 ans a augmenté de 8%. Dans la plupart des cas, ils sont appréhendés pour vol à l'étalage ou dommages à la propriété.

Cette tendance n'est pas suivie par le nombre de jeunes adultes prévenus (18 à 24 ans), qui a lui diminué de 3,2%. Du côté des adultes de 25 ans et plus, il n'y a pas de modification avec l'année 2016.

Violences en baisse

Les actes de violence ont également diminué (-3%), notamment la violence légère telles que les contraintes (-18%), les menaces (-6%) et les lésions corporelles simples (-4%). Les cas de chantage ont même reculé d'un quart (-26%).

Les violences graves ont en revanche légèrement augmenté (+47 cas ou +3%). Parmi elles, l'augmentation des cas de violence corporelle grave est remarquable, observe la CCPCS sans avancer de chiffres. S'agissant des tentatives d'homicide et des homicides perpétrés, les corps de police ont pu élucider 95% des cas.

Les infractions contre l'intégrité sexuelle ont diminué de 372 cas (-5%). Par exemple, les actes sexuels avec des enfants ont baissé de 14% (-176 infractions) et les dénonciations pour contrainte sexuelle de 7% (-48 cas). Par contre, les corps de police ont relevé une augmentation des cas de pornographie (+218 actes punissables, +17%) et des viols (+31 cas, +5%).

Fonctionnaires visés

L'année 2017 enregistre 3102 infractions de violences ou menaces envers des fonctionnaires, soit plus de huit par jour (+12%). Il s'agit de la valeur la plus élevée depuis 2009, mais cette hausse peut dépendre de politiques cantonales plus restrictives en la matière, estime l'OFS. Reste que certains cercles de personnes ont de moins en moins de scrupules à faire usage d'une violence massive envers des policiers, souligne la CCPCS.

Les infractions à la loi sur les stupéfiants ont légèrement diminué (-4%). Dans cinq cas sur six, la consommation ou la possession de substances illégales ont été sanctionnées. Contrairement à la tendance à la baisse, les cas de trafic léger ont augmenté, soit de 26% à 2070 cas.

Enfin, concernant le statut de séjour, les résidents (suisses ou étrangers) représentent près de 79% de l'ensemble des prévenus. Du côté des prévenus étrangers ne résidant pas en Suisse, l'OFS note une baisse de près 5%. Les infractions à la loi sur les étrangers ont fortement diminué (-9%), à l'exception des entrées et sorties illégales (+24%).

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ATS