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L'élection du président de Moldavie par le Parlement prévue le 18 novembre n'aura pas lieu. Aucune candidature à ce poste vacant depuis plus de deux ans n'a en effet été approuvée faute d'une majorité, ont rapporté dans la nuit de lundi à mardi les médias moldaves.

Le délai de dépôt de candidature a expiré à minuit. Faute de parrainages de députés, les citoyens moldaves s'étant présentés n'ont pas été enregistrés et aucun parti au Parlement n'a mis en avant un candidat faute de compromis.

Depuis avril 2009, aucune force politique n'a disposé de la majorité de 61 députés sur 101 pour élire le chef de l'Etat, la coalition de trois formations pro-européennes actuellement au pouvoir ne disposant que de 59 sièges et le Parti communiste de 42.

Révolte en 2009

Mais la récente défection de trois députés communistes a conduit à des négociations pour sortir le pays de cette impasse. Toutefois, ceux-ci refusent de voter pour le candidat souhaité par la coalition majoritaire, l'actuel président du Parlement, Marian Lupu.

La crise politique en Moldavie a éclaté en avril 2009 lorsque la victoire controversée lors de législatives du parti communiste, au pouvoir depuis 2001, a donné lieu à une révolte qui a abouti au saccage du parlement et de la présidence.

La Moldavie est une petite république roumanophone d'environ quatre millions d'habitants, frontalière de l'Ukraine et de la Roumanie. Avec un PIB par habitant de 2500 dollars, un niveau équivalent au Pakistan et au Nigeria selon les statistiques du gouvernement américain, la Moldavie est le pays le plus pauvre d'Europe.

ATS