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Les séries les plus belles semblent ne jamais se terminer.

Usain Bolt, à la tête du relais 4 x 100 m jamaïcain, a remporté à Pékin une onzième couronne mondiale, tandis que le Britannique Mo Farah signait son troisième doublé 5000-10'000 m consécutif dans une compétition majeure, JO et Mondiaux.

Il n'y a pas eu match. En 37''36 (MPM), le quatuor en jaune et vert (Nesta Carter, Asafa Powell, Nickel Ashmeade et Bolt) a largement devancé les Etats-Unis de Justin Gatlin, qui devaient peu après être disqualifiés à cause d'une infraction dans la dernière charnière. Bolt a pu parader - à haute vitesse, car il a retrouvé toutes ses aptitudes - dans la dernière ligne droite et goûter à son troisième triplé mondial (100, 200, 4 x 100 m) après 2009 et 2013!

Le public s'est enflammé pour l'inattendue 2e place du relais chinois (38''01), devant le Canada (3e en 38''13).

Pour couronner le triomphe caribéen, les Jamaïcaines (Veronica Campbell-Brown, Natasha Morrison, Elaine Thompson et Shelly-Ann Fraser-Pryce) ont gagné le 4 x 100 m dames (41''07), loin devant les Etats-Unis d'Allyson felix (41''68) et Trinité-et-Tobago (42''03). La Jamaïcaine a déjà conquis cinq titres à Pékin.

Mo Farah (32 ans) est invincible. Il est le premier homme à décrocher trois couronnes mondiales consécutives sur 5000 m. Depuis quatre saisons, le Britannique a accumulé sept titres planétaires, grâce à trois doublés 5000 - 10'000 m successifs: aux JO de Londres en 2012, aux Mondiaux 2013 à Moscou et donc à ceux de 2015 à Pékin, plus son sacre sur 5000 m aux Mondiaux de Daegu en 2011. Pour faire bonne mesure, il est aussi double champion d'Europe en titre...

A Pékin, les rivaux de Farah, comme résignés, ont semblé miser sur l'endormissement du champion. Jamais une course de ce niveau n'avait été courue aussi lentement. Le peloton est passé au 1er km en 3'02 et au 4e en 11'31, un rythme de Championnat de Suisse, et encore! Le Kényan Caleb Ndiku a mis le feu aux poudres à deux tours de la fin, mais sans décoller Farah de ses basques. Le scénario de la dernière ligne droite était cousu de fil blanc, avec un Farah qui passe l'épaule irrésistiblement, en grimaçant, pour gagner en 13'50''38, un chrono anodin, mais surtout au prix d'un dernier tour en moins de 53 secondes.

ATS