Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les deux alpinistes bloqués depuis une semaine dans le massif du Mont-Blanc ont été retrouvés morts mercredi par les secouristes italiens et français. Ils ont été localisés à l'est de la voie de descente des Grandes Jorasses, en Italie. La température de leurs corps était proche de zéro degré.

Leurs corps ont été repérés "immobiles" mercredi en fin de matinée, à 4050 mètres d'altitude, par l'hélicoptère de la sécurité civile et les gendarmes français. "Ils n'étaient pas dans un trou, mais tout près d'une arête enneigée et sans sac de couchage. Je crois qu'ils étaient en train de descendre", a précisé Olivier Taiola, responsable du secours alpin pour la face italienne du Mont-Blanc.

"Les deux personnes sont décédées. Le médecin a constaté leur mort", a affirmé M. Taiola. Les corps des deux naufragés ont été redescendus à Courmayeur, en Italie. Les secouristes ont également récupéré les sacs des deux alpinistes.

-25 degrés

Mercredi matin, il faisait environ -10 degrés Celsius à 4000 mètres d'altitude sur le Mont-Blanc, avec un vent de 40 à 50 km/h, selon Météo France. La nuit, les deux alpinistes ont dû faire face à des tempêtes de neige et des températures proches de -25 degrés.

Le guide de haute montagne Olivier Sourzac, 47 ans, et sa cliente, une alpiniste parisienne expérimentée de 44 ans, étaient bloqués depuis mercredi soir dernier à 150 mètres environ sous la pointe Walker, située à 4208 mètres, le sommet des Grandes Jorasses.

Les secouristes italiens et français ont tenté à de nombreuses reprises de venir en aide aux deux naufragés par hélicoptère, mais le brouillard et les fortes chutes de neige ont entravé leur tâche.

Rebrousser chemin

Les contacts téléphoniques avec les deux alpinistes s'étaient interrompus vendredi, faute de batterie disponible. Dans les dernières conversations, le guide avait indiqué avoir réussi à creuser un trou dans la neige.

Plusieurs cordées de guides et d'alpinistes aguerris ont aussi été organisées par des proches pour tenter de rejoindre les deux victimes à pied. Mais elles ont dû rebrousser chemin en raison encore une fois du froid et de la neige.

ATS