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Le tribunal de grande instance de Paris a condamné mercredi Arnaud Montebourg pour avoir publiquement injurié en 2011 des ex-membres de la direction de SeaFrance, une compagnie de ferries. Le ministre du Redressement productif reste toutefois membre du gouvernement français.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rejeté mardi les appels à la démission lancés par la droite, considérant que la probité d'Arnaud Montebourg n'était pas en cause et que la règle érigée par François Hollande refusant la présence de personnes condamnées dans son entourage était donc respectée.

Responsables politiques exemplaires

"Le principe affirmé par le président de la République est clair: il faut des responsables politiques exemplaires. Toute condamnation qui disqualifierait un responsable politique pour des actes contraires aux valeurs de la République conduirait à l'exclure du gouvernement", a dit Jean-Marc Ayrault.

"Aucun membre du gouvernement n'est aujourd'hui dans ce cas de figure", a-t-il estimé. Le Premier ministre lui-même a été condamné en 1997 pour favoritisme à une peine de prison avec sursis aujourd'hui effacée de son casier par l'effet automatique d'une procédure dite de "réhabilitation" après dix ans.

"Il va payer son euro"

Interrogé sur le sujet, le président François Hollande a lancé: "Il va payer son euro". M. Montebourg devra en effet verser un euro de dommages et intérêts à cinq anciens cadres de SeaFrance, pour les avoir traités d'"escrocs" en septembre 2011, quand la compagnie était en redressement judiciaire.

Il devra aussi leur payer 3000 euros au titre des frais de justice et faire publier sa condamnation dans le journal "La Voix du Nord".

"On parle souvent de patrons voyous, là il s'agit d'une entreprise publique, c'est curieux... On ne fera pas de miracle, mais on peut dire à la SNCF que s'ils sont des incapables et qu'ils ont mis des escrocs à la tête de SeaFrance, ils vont l'aider à se relever", avait-il déclaré.

ATS