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Entre deux et trois mille jeunes gens, dont beaucoup presque entièrement dévêtus, ont manifesté jeudi soir à Montréal pour protester contre le Grand Prix de F1 de ce week-end et la hausse des frais de scolarité. Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées jeudi.

La police anti-émeute, d'abord discrète, a ensuite fermement empêché les manifestants de s'approcher du quartier où les stands du Grand Prix automobile ont été installés dans une rue piétonne, remplie d'invités en tenue de soirée et de voitures de luxe.

Mitraillés par des centaines de photographes amateurs, les manifestantes, des carrés rouges, symbole du mouvement étudiant, collés sur la pointe du sein, et leurs collègues du sexe opposé, dont trois particulièrement joyeux affichant une nudité totale, ont scandé "Formule 1, pollueur, sexiste, voleur".

Certains brandissaient des pancartes mettant dans le même sac "Harper, Charest, Tremblay, Ecclestone", autrement dit les Premiers ministres du Canada et du Québec, le maire de Montréal et le patron de la F1. Un marcheur saxophoniste ajoutait une note de jazz au concert quelque peu chaotique de casseroles et de cornes de brume.

Les étudiants voient un lien entre le Grand Prix, "événement élitiste" selon eux, en partie financé par le Québec, et leur combat pour refuser la hausse des frais de scolarité prévue par le gouvernement invoquant ses problèmes de financement.

En fin de soirée, le bilan provisoire s'élevait à 29 personnes arrêtées. Certaines d'entre elles l'ont été pour possession de cocktail Molotov, voies de fait sur un policier ou jets de pierres, de morceaux de bois ou de peinture sur les forces de l'ordre.

"Notre nudité exprime la demande de transparence", a déclaré à l'AFP un étudiant du collège de Maisonneuve à Montréal, vêtu d'un slip de coton gris.

Plus tôt dans la journée, une manifestation de jeunes radicaux contre le Grand Prix a été dispersée par la police qui a arrêté 18 personnes.

ATS