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Le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Melun a condamné vendredi Areva pour la mort par cancer du poumon d'un ex-salarié d'une mine d'uranium du groupe au Niger, a annoncé l'avocat de la famille de la victime. La famille va recevoir des dommages et intérêts à hauteur de 200'000 euros.

Le tribunal a jugé qu'Areva avait commis "une faute inexcusable", en tant que "co-employeur". Outre le versement de dommages et intérêts, il a aussi condamné l'entreprise à doubler la rente de la veuve de l'ex-salarié, a précisé l'avocat, Jean-Paul Teisonnière.

Cette condamnation a ouvert des droits à des dommages et intérêts à hauteur de 200'000 euros, qui seront versés par la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM, Sécurité sociale).

Mort à l'âge de 59 ans d'un cancer du poumon en juillet 2009, le salarié avait travaillé de 1978 à 1985 pour une filiale d'Areva, la Cominak, société de droit nigérien qui exploite des mines d'uranium du groupe à Akokan, au nord-ouest du Niger.

Areva a déclaré "ne pas comprendre" ce jugement, estimant notamment que le lien entre la maladie et le passage dans la société n'était "pas démontré". Le groupe a précisé attendre "le détail du jugement". "On se réserve le droit de faire appel, une fois qu'on aura le jugement entier", a-t-il ajouté.

ATS