Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le site alémanique "20 minuten online" a violé la dignité humaine par l'ampleur de l'offre en photos et vidéos lors de la mort de Mouammar Kadhafi. Le Conseil suisse de la presse a partiellement admis une plainte contre le site mais rejeté celle visant l'édition papier.

Les faits datent du 20 octobre dernier, jour de la mort de Mouammar Kadhafi. Les sites d'informations en ligne et la presse écrite relatent l'événement et montrent des images particulièrement sanglantes du dictateur blessé, puis mort.

Trop voyeuriste

La version imprimée du quotidien gratuit alémanique reproduit deux de ces photos en format relativement modeste. Sur le site Internet en revanche, les prises de vue se succèdent, en partie en gros format, suivies plus tard de diverses vidéos montrant Kadhafi maltraité.

"20 minuten" et "20 minuten online" soutiennent que ces images sont des documents fixant "la fin définitive du régime de Kadhafi". De ce fait, l'intérêt public prime la paix des morts.

Le Conseil de la presse n'est pas de cet avis. Il ne faut pas confondre curiosité du public et intérêt public, souligne-t-il dans sa prise de position publiée mardi à Interlaken (BE).

Compte-rendu disproportionné

Un événement historique ne devient pas plus historique en le montrant sous divers angles et en le rapprochant par effet de zoom des yeux du public. Un compte-rendu disproportionné, à caractère sensationnel, ne sert que la curiosité du public, écrit le conseil.

Dès lors, celui-ci considère que par son ampleur, l'offre des photos et des vidéos du site de "20 minuten online" a violé la dignité humaine et admet partiellement la plainte. En revanche, "20 minuten", avec des comptes-rendus de la mort de Kadhafi nettement plus retenus sur le plan visuel, n'a pas enfreint la "Déclaration des droits et devoirs des journalistes".

ATS