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La Suisse distribue son aide humanitaire des deux côtés de la ligne de contact qui sépare les zones contrôlées par le gouvernement ukrainien de celles sous contrôle des séparatistes.

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

"On ne peut pas régler les problèmes du monde sans la Russie". Fort de ce constat, le conseiller fédéral Didier Burkhalter plaide pour une amélioration des relations entre la communauté internationale et Moscou, indispensable pour la stabilité de l'Europe.

"Il faut certes demander à Moscou de faire un effort dans ses relations avec les autres. Mais seule une relation de confiance établie peut nous permettre de l'en convaincre", confie le ministre des affaires étrangères lors d'un entretien publié jeudi par Le Matin.

Pour Didier Burkhalter, c'est le "dialogue extrêmement intense" de Berne avec Moscou qui "nous donne la capacité d'échanger avec Vladimir Poutine, les yeux dans les yeux, sur tous les sujets". Il avertit toutefois sans détour: "être proches ne signifie pas être d'accord sur tout".

Et la neutralité n'empêche aucunement la Suisse d'avoir des avis, complète le Neuchâtelois, interrogé sur ce point-là. Berne, rappelle-t-il, a condamné l'annexion de la Crimée par la Russie. Et la Confédération n'est "pas neutre par rapport au terrorisme".

Des deux côtés

Cet entretien avec le quotidien intervient alors que Didier Burkhalter a effectué une visite de deux jours en Ukraine avec pour objectif de renforcer les relations entre les deux pays. Il a également assisté au départ d’un transport humanitaire suisse.

L'aide humanitaire helvétique est distribuée des deux côtés de la ligne de contact qui sépare les zones contrôlées par le gouvernement ukrainien de celles sous contrôle des séparatistes.

Sur place, le conseiller fédéral a appelé Kiev à renforcer ses efforts pour assurer la paix dans le pays. "Si l'Ukraine partait en morceaux, l'impact serait immense sur l'Europe", explique encore le chef de la diplomatie suisse au quotidien orange.

Or, poursuit-il, "la sécurité de la Suisse dépend de la stabilité européenne et cette stabilité n'est pas du tout naturelle". En contribuant à la paix en Europe de l'Est, via l'apport de la culture helvétique du consensus notamment, la Suisse tente donc d'assurer sa propre sécurité, estime Didier Burkhalter.

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ATS