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L'ambassade américaine à Moscou (archives)

KEYSTONE/EPA/SERGEI ILNITSKY

(sda-ats)

La Russie veut réduire la présence diplomatique des Etats-Unis sur son sol en réponse à l'adoption par le Congrès américain de nouvelles sanctions la visant, a annoncé vendredi la diplomatie russe dans un communiqué. Moscou évoque un climat de "russophobie".

Dans le détail, Moscou demande à Washington de réduire à partir du 1er septembre à 450 employés le personnel de son ambassade et de ses consulats en Russie. La Russie suspend en outre dès le mois d'août l'utilisation par l'ambassade américaine d'une résidence en périphérie de Moscou (datcha) ainsi que des entrepôts.

La diplomatie russe a également prévenu que Moscou répliquerait en cas de nouvelle expulsion de diplomates russes par les Etats-Unis.

Le ministère russe des affaires étrangères a estimé dans son communiqué que les sanctions votées par le Sénat américain, contraires selon lui au droit international, "confirment l'extrême agressivité des Etats-Unis dans les affaires internationales".

L'administration de Barack Obama a expulsé 35 diplomates russes et fermé deux centres russes en décembre dernier en réaction au piratage informatique ayant visé le parti démocrate américain durant la campagne électorale de 2016. Washington avait accusé la Russie d'être à l'origine de ce piratage, ce que Moscou a toujours démenti.

Le président Vladimir Poutine n'a pas ordonné de mesures de rétorsion à l'époque, disant attendre de voir ce que ferait la nouvelle administration de Donald Trump.

Poutine avait menacé

Le Sénat américain avait adopté dans la nuit de jeudi à vendredi une nouvelle série de sanctions pour punir la Russie de son ingérence présumée dans l'élection présidentielle américaine. Le texte, qui a déjà été voté par la chambre des représentants, va maintenant être soumis au président Trump.

Selon le décompte final, les sénateurs ont soutenu la mesure à 98 contre deux, signe d'une forte adhésion républicaine mais aussi démocrate.

Le président russe Vladimir Poutine avait averti dès jeudi que la Russie serait forcée de riposter si Washington maintenait son projet de nouvelles sanctions à son encontre.

Les élus américains veulent également sanctionner l'annexion russe de la Crimée en mars 2014.

ATS