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La Russie s'est opposée au Conseil de sécurité de l'ONU à une commission d'enquête sur l'attaque chimique de Douma (archives).

KEYSTONE/AP/MARY ALTAFFER

(sda-ats)

Il est inutile de créer une commission d'enquête pour établir les responsabilités de chacun dans l'attaque chimique que la Syrie est accusée d'avoir conduite à Douma, a estimé mardi la Russie. Selon elle, les Occidentaux se sont déjà érigés en juges et en bourreaux.

Les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU se sont réunis pour la sixième fois en l'espace de neuf jours pour évoquer l'attaque chimique présumée qui a entraîné les frappes aériennes la semaine dernière des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.

La Russie a demandé au Conseil de sécurité d'évoquer le sort de Raqqa, ancien bastion syrien de l'Etat islamique et le camp de réfugiés de Rubkan, située à la frontière séparant l'Irak de la Jordanie. "La Russie nous a invités ici afin d'essayer de nous détourner des atrocités commises par le régime (syrien)", a accusé l'ambassadrice américaine adjointe, Kelley Currie.

Noyer le poisson

"Et pour y parvenir, la Russie a demandé à ce conseil de porter son attention sur une partie de la Syrie où le régime du (président Bachar al-)Assad ne brutalise pas les civils en leur envoyant des barils explosifs ou en utilisant des armes chimiques interdites", a-t-elle déclaré.

Le Conseil de sécurité n'est pas parvenu à un accord sur le remplacement d'une commission d'enquête de l'ONU et de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), créée en 2015 pour établir les responsabilités d'une attaque chimique. Cette commission a été dissoute en novembre après que la Russie a bloqué trois tentatives du Conseil de sécurité visant à renouveler son mandat.

Cette commission avait établi que le régime syrien avait eu recours à du gaz sarin et à du chlore à plusieurs reprises. Elle avait également accusé l'Etat islamique d'avoir utilisé du gaz moutarde.

Une équipe de l'OIAC est arrivée mardi dans la ville syrienne de Douma pour enquêter sur une attaque chimique présumée, qui aurait fait plus 40 de morts le 7 avril. En soirée, son travail n'avait pas encore commencé, selon l'ambassadeur syrien auprès de l'ONU. D'après lui, elle attendait un feu vert d'une équipe de sécurité de l'ONU.

Inspecteurs pas encore à Douma

Selon la porte-parole du département américain d'Etat, les inspecteurs de l'OIAC avaient pu voir la ville, mais "d'après ce que nous savons, ils ne sont pas entrés dans Douma". Ces experts ont commencé leur mission dimanche à Damas, mais n'avaient pas pu se rendre à Douma dans les premiers jours, en raison, selon la Russie et la Syrie, des "problèmes de sécurité".

Le porte-parole du Kremlin a nié toute mauvaise volonté, jugeant "sans fondement" les informations faisant état d'une "entrave" au travail des experts. Mais les Occidentaux doutent qu'ils puissent encore trouver des preuves sur place.

"Les Russes pourraient avoir visité le site de l'attaque. Nous craignons qu'ils ne l'aient altéré dans l'intention de contrecarrer les efforts de la mission de l'OIAC", a déclaré lundi l'ambassadeur américain auprès de cette organisation. Le ministère français des affaires étrangères a aussi jugé mardi "très probable que des preuves et des éléments essentiels disparaissent".

Résurgence de l'EI

Ailleurs dans le pays, l'armée américaine a constaté une "résurgence" de l'Etat islamique (EI) dans des régions de la Syrie contrôlées par le régime de Bachar al-Assad. Elle pointe aussi la Russie, qui n'a parfois pas été en mesure de conserver le terrain repris aux djihadistes.

"Lorsque l'on observe l'EI dans des zones où nous ne sommes pas présents, où nous n'appuyons pas nos partenaires sur le terrain, il y a des éléments de l'EI qui ont été capables de revenir et de prendre des territoires (y compris dans) certains quartiers du sud de Damas", a expliqué mardi le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition internationale antidjihadistes en Syrie et en Irak.

Il a également mis en cause l'offensive de la Turquie autour d'Afrine, dans le nord de la Syrie, pour chasser les combattants kurdes de la ville. Nombre de Kurdes qui étaient mobilisés contre l'EI ont décidé d'aller plutôt soutenir les leurs à Afrine. Aucune progression marquante contre l'EI n'a depuis lors été enregistrée, a assuré le colonel Dillon.

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ATS