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Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Didier Burkhalter a rencontré lundi à Moscou son homologue russe Sergueï Lavrov. Les deux ministres ont abordé de nombreux dossiers: Syrie, Ukraine, Géorgie, Caucase du Sud et lutte contre le terrorisme.

"Nous ne sommes pas d'accord sur tout, c'est le moins que l'on puisse dire", mais la discussion et le dialogue sont "possibles", "solides", "constructifs" et "positifs", a résumé Didier Burkhalter en conférence de presse à l'issue de la rencontre de travail en matinée entre les deux chefs de la diplomatie.

"Nous avons discuté de ce qui va bien et aussi des divergences", a déclaré le chef du DFAE. Il a souligné l'importance des contacts bilatéraux entre les deux pays pour la résolution des conflits dans le monde. "Nous avons une capacité de dialogue sur tous les points", a-t-il encore affirmé.

"Reconnaissance" de Lavrov

Si les relations bilatérales entre la Suisse et la Russie ont été au centre des discussions, la rencontre de lundi a aussi permis aux deux ministres d'avoir un échange de vues sur les principales questions internationales d'actualité.

A ce titre, Sergueï Lavrov a dit toute sa "reconnaissance" à la Suisse, remerciant Berne pour le travail et les efforts accomplis dans la résolution des conflits, notamment dans les dossiers ukrainiens et géorgiens.

Insuffisance en Ukraine

S'agissant du double mandat de protection que la Suisse exerce pour la Russie et la Géorgie dans le conflit en Géorgie autour des régions séparatistes pro-russes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, M. Burkhalter a dit que "le dossier progresse (...) et qu'une solution est très proche". Les deux régions avaient fait sécession après un bref conflit armé entre la Russie et la Géorgie en août 2008. Des pourparlers se tiennent régulièrement à Genève.

La situation en Ukraine a été un des grands sujets de discussion entre les deux hommes. Ils ont discuté du cessez-le-feu, de la situation humanitaire et de l'organisation des élections locales. M. Burkhalter s'est montré insatisfait sur la question de l'échange des prisonniers: "ils restent insuffisants", a-t-il dénoncé. Il a en outre estimé que la situation restait "dangereuse".

A un journaliste russe qui demandait si la Suisse pensait que la Russie jouait un rôle actif dans le conflit ukrainien, le conseiller fédéral a répondu que "ce n'était pas le rôle ni l'objectif de la Suisse d'accuser" dans ce dossier.

Un duo qui se rencontre souvent

Sur la guerre en Syrie, le conseiller fédéral a rappelé que la Suisse "soutient fermement" les efforts diplomatiques de l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura. La Confédération a mis à disposition M. de Mistura un expert qui s'est impliqué dans l'élaboration du cessez-le-feu. Deux autres experts pour les questions politiques et concernant la Constitution font partie de l'équipe.

MM. Burkhalter et Lavrov ont également discuté de la situation dans le Caucase Sud, avec le conflit opposant l'Azerbaïdjan à l'Arménie sur la région du Nagorny-Karabakh. Le chef du DFAE a estimé la "situation dangereuse et difficile" mais il reste persuadé qu'il doit y avoir une "possibilité d'entrer en matière pour un processus de négociations structurées".

La dernière visite officielle de travail au niveau ministériel remonte au 12 avril 2013 lorsque MM. Lavrov et Burkhalter s'étaient rencontrés à Neuchâtel. Ils se sont également rencontrés en marge de différentes conférences internationales, la dernière fois à New York, en marge de l'Assemblée générale de l’ONU en 30 septembre 2015.

ATS